Réussir porc 31 août 2010 à 08h47 | Par D.Poilvet

Truies en groupe - Les Dac Agid optimisent les surfaces des bâtiments

A l’EARL Chef du Bois, les cochettes sont gérées indépendamment des multipares. La solution DAC Agid a permis d’optimiser l’aménagement des bâtiments

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À l’EARL Chef du Bois à Plédéliac, Sébastien Briens et René André, les deux éleveurs associés, ont profité du regroupement de leurs deux élevages pour mettre les bâtiments gestantes aux normes bien-être, en construisant un nouveau bloc à partir d’anciens bâtiments. Pour optimiser les surfaces disponibles, limitées par la configuration de l’élevage existant, ils ont choisi les DAC Agid, dont la commercialisation, l’installation et le SAV sont assurés par leur principal fournisseur d’équipements (Ets Méheust de Lamballe). La gestion séparée des multipares et des primipares a été motivée à la fois par l’aménagement des bâtiments et par l’aspect sanitaire. Un an après la mise en route, ils nous font part de leur vécu et mettent en avant les points essentiels à respecter pour réussir à la fois la mise en route et la conduite d’élevage avec ce type de matériel.

Motivations : Les DAC optimisent les surfaces

« Le choix du DAC s’est imposé rapidement car c’est le système qui nous permettait de mieux optimiser la surface disponible», explique René André. « Avec les bat-flanc, il fallait 20 à 25 % de surface en plus. Avec les DAC, 100 % de la surface est utilisée. Il n’y a pas de couloirs inutilisés ». Avec une conduite en 20 bandes et une mise en groupe sitôt les inséminations terminées, il fallait prévoir en places l’équivalent de 15 bandes. Un premier bâtiment neuf a été construit pour loger 240 truies multipares. La zone de repos est constituée de cinq rangées de box séparés par des panneaux pleins, accessibles par trois couloirs de circulation en cul-de-sac. La partie alimentation est constituée de quatre stations. « Leur implantation en épi, proposépar Agid, a facilité l’aménagement de la salle », fait remarquer Sébastien Briens. Les cochettes primipares sont logées dans un autre bâtiment de 60 places avec deux stations d’alimentation. « Sanitairement et du point de vue de la conduite d’élevage, c’est un plus. Elles s’adaptent ainsi progressivement au microbisme de l’élevage et n’ont pas à subir la concurrence des multipares pour accéder à l’aliment. »

Adaptation: tous les DAC sont disponibles pour l’apprentissage

Pour la mise en groupe du cheptel truies existant, les éleveurs ont procédé de manière progressive. « La conduite à la semaine avec des lots de 20 truies est un avantage indéniable. Il faut introduire les nouvelles venues dans le groupe par petit nombre, sinon on est vite dépassé ». À chaque bande, les truies à introduire ont été logées dans le sas de tri. Les éleveurs ferment ensuite l’accès des quatre stations d’alimentation au groupe principal, pour que les truies à introduire puissent y accéder. « L’accès simultané aux quatre stations a facilité leur adaptation. Il nous fallait une demi-heure au maximum pour que toutes les truies de la bande passent au moins une fois dans l’un des alimentateurs. Le premier tour est le plus difficile. Après, elles ont de la mémoire et savent très bien comment s’y prendre. » Seules quatre truies ont refusé de s’introduire dans les alimentateurs. Elles ont été réformées après leur passage en maternité. Les cochettes provenant de quarantaine sont introduites dans le groupe des primipares suivant le même principe. Les éleveurs leur donnent libre accès aux deux stations de la salle primipares une demiheure par jour pendant quatre à cinq jours, le tempsqu’elles s’habituent au système. Elles sont ensuite libérées dans le groupe. « L’introduction de petits effectifs dans un grand groupe est la garantie que tout se passera bien et qu’il n’y aura pas de bagarre », souligne Sébastien Briens.

En pratique: Fiable et efficace

La mise en groupe sitôt les inséminations terminées nécessite une case à verrat et un détecteur de chaleur. « Celles qui reviennent en chaleur se positionnent près du verrat. De toute façon, l’ordinateur les détecte systématiquement. Elles sont ensuite triées pour être ramenées en verraterie », explique René André. - La station de tri sert également aux vaccinations, aux échographies et au passage en maternité. « Avec l’option marquage, on peut même faire des sous-groupes pour faciliter leur répartition dans les salles. » Le tri des truies à vacciner ou à échographier est aussi l’occasion de faire le point sur leur état d’engraissement à des moments clés de leur gestation. Autour de la courbe type, les rations peuvent varier jusqu’à 50 %. « Il faut caler les quantités aux nouvelles conditions de logement, car elles se comportent différemment. Elles sont plus musclées, mais ne nécessitent pas plus d’aliment : 1 200 kgpar truie et par an en moyenne sur 2009. » - L’ordinateur est consulté chaque jour pour repérer les truies qui n’ont pas consommé leur ration. « Nous intervenons généralement si elles n’ont pas mangé sur deux jours consécutifs. Mais cela arrive rarement. »

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