Réussir porc 24 septembre 2002 à 15h22 | Par Françoise Fourn

Station de traitement du lisier - Avis négatif du CDH sur le projet Val´Ouest

Révoltés par l´avis défavorable émis par le Conseil départemental et d´hygiène du Finistère, les éleveurs adhérents à la société Val´Ouest entendent soutenir le projet jusqu´au bout.

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Déçus et très en colère. Les 340 éleveurs finistériens adhérents à la société Val´Ouest ne comprennent pas l´avis négatif rendu par le Conseil départemental d´hygiène (CDH) fin juillet. Après l´avis favorable des commissaires enquêteurs émis en avril dernier sur l´implantation de l´usine collective de traitement des déchets à Milizac, ils ne s´attendaient pas à cette opposition. Ils mettent en cause Thierry Klinger, préfet du Finistère. « L´avis défavorable a été fondé sur la seule réserve de la DDE concernant les deux kilomètres et demi d´accès au site. Or, Val´Ouest avait proposé de prendre part à toute ou partie du financement de l´aménagement nécessaire de cette route départementale. Le prétexte est futile. Ce n´est qu´un pur alibi », explique Jean-Michel Bizien, président de Val´Ouest. La réunion du CDH constitue la dernière étape de la procédure d´instruction. Mais c´est au préfet du département qu´appartient d´émettre l´avis ultime qui devrait être connu courant septembre.

Remettre en question l´avis du préfet
Pendant ce temps, les producteurs entendent mener des actions. « Les éleveurs vont faire savoir haut et fort que ce projet est valable », lance Bernard Simon, membre du bureau Val´Ouest. « Nous connaissons fort bien la décision du préfet du Finistère qui n´est pas favorable au projet Val´Ouest. C´est un secret de polichinelle », intervient Jean-Michel Bizien. « Nous avons des éléments pour remettre en question l´avis du préfet par la voix juridique », poursuit Bernard Simon. Les producteurs soutiennent qu´il s´agit là de la seule solution pour traiter leur surplus de lisier. Ces éleveurs, pour la plupart en polyculture-élevage, possèdent des ateliers de 150 à 200 truies et sont encore plus inquiets depuis l´annonce de la nouvelle norme azote bovins.

Une station individuelle coûte trop cher
Beaucoup d´éleveurs adhérents se sont penchés sur les possibilités de traitement individuel.
« Une station individuelle coûte trop cher pour des élevages de taille moyenne. Le projet Val´Ouest prévoit le versement de douze euros par m3 à la création de l´usine et six euros par m3 de lisier traité. Par ailleurs que va-t-on faire des refus de station ? Les contrats de reprise ne sont pas assurés. De plus les règles environnementales évoluent sans cesse. Ce qui implique des investissements supplémentaires. Nous n´avons pas la capacité financière. Pour ces raisons, ce projet collectif constitue la seule et unique voie pour nous. Val´Ouest n´est pas enterré », conclut Bernard Simon.

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