Réussir porc 10 octobre 2011 à 11h13 | Par C.Gérard

Space 2011 - les bretons boudent le ministre

Au cours du Space, le Comité régional porcin et l’Union des groupements ont décidé de ne pas assister au discours du ministre de l’agriculture ni de l’accueillir à la Maison du porc en protestation aux promesses non tenues.

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"Nous souhaitons voir le Ministre de l’agriculture dans un élevage de porc ! » lançaient Michel Bloc’h et Fortuné Le Calvé le jour de l’ouverture du Space.


Pour la première fois de l’histoire de ce salon, le CRP Bretagne et l’UGPVB ont refusé d’assister à son discours inaugural et le recevoir sur leur stand.
« Ce n’est pas une saute d’humeur. Mais il s’agit de protester contre les promesses non tenues ». Pour preuve, les dirigeants avaient pris soin de lister les déclarations faites par ce même ministre au cours des deux dernières éditions du Space : " Des millions de porcs sont produits en plus chaque année en Allemagne, des millions de porcs sont produits en moins en France. Je ne vois aucune raison pour que cette situation perdure. …Concernant l’environnement, je souhaite que des règles soient fixées une fois pour toutes. Rien n’est plus domageable que les changements incessants de réglementations et d’exigences environnementales… Je veillerai au respect des nouveaux délais d’instruction en matière d’instructiuon des dossiers. Un an c’est un an »….

Même « impression de trahison » t au sein de l’Ameb, association pour le maintien de l’élevage en Bretagne. Une trentaine de membres avaient choisi, au contraire, d’interpeller le ministre, en arborant un T shirt flanqué de « paroles, paroles, paroles, mais ont été refoulés par les forces de l’ordre avanrt de pouvoir l’approcher…

Il est vrai qu’à entendre les propos tenus par Michel Bloc’h pour expliquer cette position, le sentiment est de revivre les éditions passées du Space. Le président de l’UGPVB liste les motifs d’insatisfaction vis à vis des politiqies : distorsions de concurrence sur la TVA et le coût de la main d’œuvre en Allemagne, empilement des porcédures administratives, délais d’instruction des dossiers, traçabilité qui ne va pas jusqu’au consommateur …. Le tout dans un contexte économique catastrophique. Michel Bloc’h calcule que le prix de revient du porc est aujourd’hui à 1,60 euros le kilo, alors qu’il n’est payé qu’entre 1,35 à 1,40 €. « Soit uen perte de 15 euros par porc ! »

 


"Quand on veut on peut !"

Puis les critiques fusent en direction de la grande distribution. « En 16 ans, le prix du porc à la consommation a augmenté de 16 %, pendant que notre prux payé a baissé. Et pourquoi la distribution n’exige-t-elle pas des salaisonniers la mention d’origine ? Après la crise d’E.coli, Lidl a bien vite exigé la mention d’origine ! Quand on veut, on peut ». proteste le président de l’UGPVB .

Ces critiques réitérées, les deux représentants de la profession avancent des pistes pour aider les éleveurs dans la crise : l "Nous souhaitons que le ministre rassemble les financeurs, banques, Unigreains, Sofiprotéol et que nous puissions rebâtir une nouvelle aide aux trésoreries, quitte à ce que les groupements soient caution pour les éleveurs ».

Autre proposition qui n’aura pas pu être présentée au Ministre ce jour là, orienter une partie des aides Pac vers le monde de l’élevage –porc et volaille- en période de crise. Ce sont donc les messages qui seront envoyés au Ministre s’il accepte, comme le souhaitent l’UGPVB et le CRP, « une réunion de travail sur le terrain, dans un élevage de porcs, pour traiter chaque dossier, en les abordant sur le fond, un par un. »

 

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