Réussir porc 28 août 2007 à 18h06 | Par Dominique Poilvet

Rentabilité des élevages - Les charges de structure sont à surveiller de près

Avant de se lancer sur un modèle à embucage vertical, HCI-RLI attend de voir quel accueil rencontrera son premier modèle.

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Les charges de structure représentent une part mineure dans l´élaboration du coût de revient. Mais, quand les performances techniques sont optimales, et que les prix ont été tirés de partout, elles constituent parfois l´ultime moyen d´améliorer la rentabilité de l´élevage. « Entre les annuités et la main-d´oeuvre, il ne faudrait pas dépasser 32 euros par 100 kg de carcasse produits », estime Philippe Le Vannier, chargé d´études économiques à Coopagri Bretagne. Pour illustrer ce fait, il utilise le logiciel de simulation qui sert à calculer les prix de revient prévisionnels pour les jeunes qui s´installent. Sur la base d´un atelier de 200 truies, dont les performances techniques sont dans la moyenne des résultats bretons, il améliore le prix d´équilibre de 3,5 centimes d´euros rien qu´en faisant baisser le nombre d´UTH de 2 à 1.5. « A condition bien sûr que les performances techniques ne soient pas affectées par cette main d´oeuvre en moins », prévient-il. Un calcul qui met en évidence le poids de la productivité du travail, et qui rappelle notamment l´importance du nombre de kilos de viande produit par UTH.
Philippe Le Vannier de Coopagri : « Entre les annuités et la main-d´oeuvre, il ne faut pas dépasser 32 ?/100 kg de carcasse produits. »

Le financement des élevages doit être repensé
Par ailleurs, le montant des annuités, qui représente une part similaire au coût de la main-d´oeuvre dans le prix d´équilibre, doit également être étudié avec attention au moment de l´installation, d´autant plus qu´il est difficile de le modifier une fois les emprunts réalisés. Selon la simulation réalisée par Philippe Le Vannier, une baisse de 80 000 euros du montant investi à l´installation (sur un investissement de 545 000 euros pour 200 truies NE, soit 15 % du total) abaisse le prix d´équilibre de 3,3 centimes/kg. « On aborde ici le problème du financement des exploitations », note Philippe Le Vannier, pour qui des solutions devront être trouvées pour éviter au jeune de supporter l´intégralité des investissements : prêts « in fine » ? appel à des fonds d´investissement ou aux structures de la filière ? « Toujours est-il qu´avec un prix d´aliment qui va sans doute se maintenir à plus de 180 euros/tonne dans les années à venir, il faudra agir sur tous les postes qui déterminent le prix d´équilibre, sans exception », conclut-il.
Source : Coopagri Bretagne

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