Réussir porc 20 août 2007 à 12h53 | Par Dominique Poilvet

Rentabilité des élevages - « Le prix de vente s´aligne en tendance sur le coût de revient » observe C. Gourmelen de l´Ifip

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Ingénieur à l´Ifip, Claudie Gourmelen observe que, depuis 20 ans, le prix de vente des porcs charcutiers s´aligne en tendance sur le coût de revient. « Si on analyse l´évolution du produit moyen et du coût de revient des élevages naisseurs engraisseurs, on s´aperçoit que les deux courbes se sont toujours suivies dans le temps », note-t-elle. Depuis le début des années quatre-vingt, ces deux critères sont à la baisse, malgré des à-coups liés aux évolutions des prix des intrants et des cours du porc. Autour de 1,70 euro le kilo de carcasse en 1984, le coût de revient est descendu au niveau historiquement bas de 1,24 en 2005, notamment sous l´impulsion de la baisse du prix des matières premières et de l´accroissement de la productivité. « Mais en parallèle, le produit moyen des élevages a également diminué », fait observer Claudie Gourmelen.
Se maintenir dans le peloton de tête. Première conclusion de cette évolution : « les éleveurs les plus efficaces ont toujours été assurés d´une bonne rentabilité ». Mais cette évolution signifie aussi qu´ils doivent toujours se remettre en cause, afin d´améliorer leur compétitivité pour se maintenir dans le peloton de tête. « En 2006, l´écart entre les meilleurs éleveurs et les moins bons s´explique à 80 % par la technicité », fait-elle observer. Alors que pour une année donnée, les variabilités des prix, aussi bien d´achats que de ventes, n´expliquent que 20 % seulement de l´écart entre les meilleurs et les moins bons éleveurs. « Ces écarts de prix s´expliquent par la localisation géographique des élevages, la capacité de l´éleveur à négocier, les niches (signes de qualité), la FAF ou l´accès à des co-produits pour l´aliment », analyse Claudie Gourmelen. « Ce constat signifie que, pour une situation conjoncturelle donnée, il est plus facile de faire progresser son revenu par l´amélioration des performances techniques que par les prix », résume-t-elle.
En parallèle, les charges de structure augmentent constamment. Depuis 1970, le coût du travail et dans une moindre mesure celui des bâtiments progressent beaucoup plus rapidement que l´inflation. Mais l´accroissement de la productivité du travail et des performances liées aux meilleures conditions de logement de porcs font plus que compenser cette hausse en termes de coût de production.

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