Réussir porc 18 juin 2007 à 12h01 | Par Claudine Gérard

Prospective - L´Ifip et Uniporc testent les matériels de classement de demain

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Les abattoirs bretons participent en ce moment à des tests visant à choisir les appareils de classement du futur. Comme l´a présenté Pascal Le Duot au cours de l´assemblée générale d´Uniporc Ouest. Il s´agit de trouver des outils « non invasifs », c´est-à-dire qui ne pénètrent pas la carcasse, pour mesurer les paramètres G1, G2 et M2, voire le poids des pièces. « L´objectif prioritaire est d´apporter des éléments de réponse aux préoccupations industrielles de qualification des pièces de découpe, telles que souhaité par le SNCP(1) ». Il existe trois solutions disponibles dans le monde aujourd´hui : l´Autofom, appareil à ultrasons et deux procédés basés sur la vision d´image, Image Meater et VCS 2 000. Ces appareils seront comparés à un seul témoin de référence, le CGM. Ils sont aujourd´hui installés chez Kermené (Image Meater et VCS 2 000), Cooperl (Autofom et VCS) et Europig (Autofom).
Des dizaines de milliers de carcasses vont ainsi être classées par ces appareils jusqu´en juin afin de conclure sur le meilleur outil pour remplacer le CGM à l´avenir et fournir à Bruxelles un rapport en vue de l´homologation, apport qui devra préciser le pourcentage d´erreur de chaque méthode. « Alors que la réglementation impose un pourcentage d´erreur inférieur à 2,5 %, nous étions déjà à 2,1 % avec le TVM et 1,8 % avec le TMP », précise Pascal Le Duot, confiant dans l´issue de cette formalité. Les tests sont financés pour moitié par Inaporc et pour moitié par l´Institut de l´Elevage.
Des matériels basés sur la vision d´images sont en test dans les abattoirs bretons. C. Gérard

Un scanner pour analyser les carcasses
Autre dossier à ne pas confondre avec celui-ci, l´utilisation d´un scanner (tomographe) pour se substituer à la dissection des carcasses par les bouchers lors de la mise à jour des équations de classement des carcasses. Rappelons que cette opération longue, délicate, doit être répétée régulièrement pour que l´équation de prédiction colle au mieux avec l´évolution des carcasses. L´Ifip vient donc de s´équiper d´un tel scanner (acheté d´occasion au milieu hospitalier) pour analyser les carcasses et comparer les résultats avec la dissection par les bouchers. Comme le soulignait Gérard Daumas, de l´Ifip, il s´agira ensuite de faire valider l´appareil pour qu´il soit admis dans la réglementation européenne « qui, en matière de classement, n´est pas uniforme. L´harmonisation en la matière avance à petit pas », souligne l´ingénieur qui pointe, cartes à l´appui, les différences entre pays, tant au niveau de l´organisation du classement (l´Espagne n´en dispose toujours pas) que des équations retenues.

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