Réussir porc 13 mai 2004 à 12h45 | Par Dominique Poilvet

Production porcine - Oui pour 2 IA, mais avec de la rigueur

Deux inséminations au lieu de trois, c´est possible, à condition d´être rigoureux sur les détections des chaleurs et de contrôler en permanence l´évolution des résultats de fécondité et de prolificité.

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La baisse du coût de production passe par tous les moyens, y compris par la diminution du nombre de dose d´IA par truie. « Oui, mais à condition d´y apporter de la rigueur et de respecter quelques règles de base s», prévient Daniel Ferreira, vétérinaire à Alitec dans les Pyrénées-Atlantiques. Un essai réalisé dans un élevage du Sud-Ouest le prouve : en passant de 3 à 2 IA, le taux de fécondité ne varie pas, de même que le nombre de petites portées. Le nombre de nés totaux par portée augmente même assez sensiblement. Mais dans ce cas précis, l´élevage avait été suivi de très près et c´est peut être cela qui explique cette progression. « La détection doit débuter au plus tard 60 heures après le sevrage », insiste Daniel Ferreira. « Elle doit être réalisée au moins deux fois par jour. Enfin, l´éleveur doit savoir quand les chaleurs se terminent. » Sur la base de ces observations, le moment des deux IA est déterminé pour chaque rang de portée et pour chaque jour du début des chaleurs.
©D. Poilvet


Dans le cas de l´élevage étudié, les venues en chaleur du dimanche durent entre 64 et 79 heures. Pour bien couvrir la totalité de la période, la première IA a lieu 24 heures après les venues en chaleur du samedi et du dimanche, et la seconde 48 heures après. Les chaleurs détectées le lundi durent 10 heures de moins en moyenne que celles du dimanche. La première IA est donc réalisée à 10/12 heures après la détection, et la seconde 34 heures après. « En notant la fin des chaleurs, on est sûr de couvrir la période de fécondation avec deux IA », affirme Daniel Ferreira. Mais attention, cet exemple ne peut être généralisé à tous les élevages. « L´expression des chaleurs est multifactorielle. Elle dépend du type génétique, de l´alimentation, des personnes qui détectent et de l´environnement », prévient-il.
Après la mise en place des deux inséminations, les résultats doivent être suivis de très près. « On peut tolérer une variation de 3 % maximum du taux de reproduction, toujours dépendants d´aléas sanitaires, mais il ne doit pas y avoir de tolérance sur la prolificité qui doit obligatoirement se maintenir », conclut le vétérinaire.
©D. Poilvet




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