Réussir porc 14 mai 2004 à 17h43 | Par Dominique Poilvet

Production porcine - Optimisez vos programmes alimentaires en post-sevrage et engraissement

A l´occasion du forum Cecab organisé à Ploërmel le 25 février dernier, Emmanuel Landeau, ingénieur à Inzo, a développé les différentes stratégies alimentaires préconisées par la firme service en post-sevrage et en engraissement.

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Les porcelets ne naissent pas tous égaux en poids, et cette hétérogénéité est lourde de conséquence à l´heure des comptes en fin d´engraissement. « Nous savons désormais que les porcelets les plus légers à la naissance sont également les moins gros à la vente », constate Emmanuel Landeau. « Et ce sont aussi ceux qui partent le plus tard. Les animaux les plus légers poussent moins vite que leurs congénères. » L´éleveur est donc pénalisé par de faibles poids de carcasses, et par des rotations de bâtiments plus lentes. Et la tendance n´est pas prête de s´inverser : avec l´augmentation de la prolificité, la différence entre les plus légers et les plus lourds ne cesse de s´accroître. Pour atténuer cet écart, la conduite alimentaire joue un rôle essentiel, et ce dès la maternité. « En augmentant la quantité de Firsty Flash (un aliment pré-starter de Cecaliment) de 1 kg après un sevrage à 21 jours, nous avons réussi à accroître le poids des porcelets de près de 2 kilos 18 jours après le sevrage. Les porcelets les plus petits ont besoin de ce type d´aliment pour mieux démarrer. »
©D. Poilvet


La lysine favorise les croissances en post-sevrage
Le choix d´un aliment 2e âge adapté est également un élément majeur dans la conduite alimentaire des porcelets. Plus riche en lysine, il favorise les croissances. Mais dans un milieu difficile, un aliment trop riche est sous utilisé, et donc non rentable.
En engraissement, les marges de progrès sont encore importantes. « Les résultats techniques dans la partie naissage ont fortement augmenté depuis 10 ans, mais les performances d´engraissement stagnent », constate Emmanuel Landeau. Pour lui, le facteur limitant essentiel est le niveau de consommation des animaux. « Libérez les courbes d´alimentation ! L´augmentation des quantités ingérées favorise les croissances, accélère la rotation des bâtiments et accroît le poids des carcasses, sans forcément pénaliser l´indice de consommation ni le TVM. »

Un résultat d´essai illustre bien cette évolution : en augmentant le plafond d´alimentation de 2,5 à 2,8 kg, un éleveur a gagné 1,8 kg de poids vif à la vente, et la durée d´engraissement a été abaissée de 3,5 jours. Le tout pour 2 kg d´aliment de plus par porc. L´autre moyen qui consiste à accélérer la phase de progression des quantités distribuées est aussi efficace : à partir d´une simulation réalisée sur Sexta (1), Emmanuel Landeau démontre que l´éleveur gagne cinq jours d´engraissement en augmentant la progression journalière de la courbe de 28 à 33 g/j. La diminution du taux de dilution est également un bon moyen d´améliorer les quantités ingérées. « Le porc ne rationne pas sur l´énergie, mais sur le volume ingéré. En consommant moins d´eau le porc a donc la possibilité d´ingérer plus d´aliment et donc de pousser plus vite. »



(1) Sexta est un logiciel de simulation de performances en engraissement développé par Inzo.

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