Réussir porc 24 mai 2002 à 15h59 | Par Dominique Poilvet

Porc - Le compost, un débouché pour les parties solides des stations de traitement des lisiers

L´incorporation des refus de tamis dans les supports de cultures vendus au détail constitue une voie prometteuse pour la résorption des excédents d´azote.

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En incorporant les refus de tamis des stations de traitement de lisier dans des supports de culture essentiellement destinés au grand public, la société Florentaise (1), dont le siège se situe à Saint-Mars du Désert (44), espère largement contribuer à la résorption des excédents d´azote. « Nous utilisons les co-produits des stations de traitement de lisier pour apporter des éléments fertilisants aux supports de cultures qui, eux, n´en contiennent pas », explique Jean-Pascal Chupin, le directeur de la Florentaise.
« Sur le marché grand public, notre potentiel de valorisation des refus de tamis est au minimum de 30 000 m3/an, selon le taux d`incorporation qui varie en fonction des types de terreaux commercialisés. Et cela correspond à une centaine de station de traitement de lisier de capacité moyenne », estime-t-il.

Produits inodores
Commercialement, l´utilisation d´un amendement naturel est bien plus valorisant que l´ajout d´engrais chimiques. « De plus, ces produits sont inodores. Chaque procédé de séparation de phase ressort un co-produit dont les compositions chimiques et physiques sont régulières. C´est un élément essentiel pour faciliter la gestion de leur incorporation. Leur utilisation à des taux réduits dans les produits commercialisés supprime l´inconvénient des concentrations élevées de cuivre et de zinc. Enfin, à l´ère de la traçabilité, l´identification possible de leurs origines est un atout commercial supplémentaire ».
La Florentaise a mis en place un cahier des charges précis pour faciliter l´utilisation des refus de tamis. Leur taux de matière sèche doit se situer à 30-40 % au minimum, ce qui nécessite parfois un début de compostage à la ferme. « Cette contrainte se justifie par la nécessité d´avoir un produit transportable, et donc qui ne ressuie pas », indique Jean-Pascal Chupin.
D. Poilvet

Légende : « Matières premières » entrant dans la composition des supports de culture. Comme pour un aliment, le fabricant formule la composition de chaque support de culture. Les matières organiques constituent la partie fertilisante.

Co-produits transportables
La société demande aux éleveurs la prise en charge du coût de transport, en général peu élevé grâce à la présence de deux usines de traitement dans le Grand Ouest (près de Nantes et à Plonevez du Faou, dans le Finistère). Pour le directeur, cette filière représente « l´un des moyens d´exporter les co-produits de station le moins cher existant actuellement ». Et si, à terme, l´ensemble de ce marché, qui représente 1 600 000 m3 de support de culture commercialisé chaque année, trouve également un intérêt dans ce type de produit, on pourra penser que le problème de l´exportation des co-produits de station sera en passe d´être résolu.


(1) Florentaise est l´une des sociétés actionnaires d´ Eurobiosor , qui propose un procédé de traitement du lisier de porc par bio filtration. Tél. : 02 40 90 06 06.

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