Réussir porc 26 mars 2015 à 08h00 | Par Claudine Gérard

Les volumes perdus en Russie en partie compensés vers l’Asie

Les pays européens ont réussi à compenser en partie la perte du débouché russe en augmentant leurs exportations vers l’Asie pour la viande et les abats de porc, mais pas pour les graisses.

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Les exportations françaises vers 
les pays tiers ont baissé de 21 % 
en neuf mois.
Les exportations françaises vers les pays tiers ont baissé de 21 % en neuf mois. - © C. Gérard

Une récente note de synthèse du ministère de l’Agriculture(1) détaille l’impact de la fermeture du marché russe pour raisons sanitaires en février 2014 sur les exportations de produits du porc de l’Union européenne.
Sur les neuf premiers mois de l’année, les volumes « perdus » pour l’Europe vers le marché russe sont de 260 000 tonnes de viande, 170 000 tonnes de graisses et 65 000 tonnes d’abats. Mais sur la même période, l’Europe a augmenté ses ventes vers d’autres pays tiers, tout du moins pour la viande et les abats.

Situation plus difficile pour les graisses

Le ministère calcule que les importations croissantes du Japon, de la Corée du Sud, des Philippines et de Taïwan ont compensé environ 70 % des baisses de ventes de viande de porc. De plus, dans ces pays, ainsi qu’en Chine, la demande en abats de porcs a compensé la perte des volumes russes. En revanche, la situation est beaucoup plus difficile pour les graisses qui n’ont pas trouvé de débouché compensant le marché russe. Ces cinq pays importateurs n’ont acheté que 17 % des volumes auparavant destinés à la Russie.

- © Infographie Réussir

Concernant plus particulièrement la France, les ventes de viande vers les pays tiers ont au final reculé de 3 %, les graisses de 33 % et les ventes d’abats ont augmenté de 8 % sur la période étudiée, « et contribué à réduire le manque à gagner avec la Russie ». Le solde de ces neuf mois se situe quand même à - 25 000 tonnes de moins de viande et de graisses vers les pays tiers (93 000 tonnes), soit un recul de 21 %. Sur la période (neuf mois), les exportations françaises vers l’UE se sont stabilisées à 317 000 tonnes tandis que les importations ont augmenté de 0,8 % avec 3000 tonnes supplémentaires dont 2400 en provenance de l’UE. Les auteurs de l’étude soulignent que le fait marquant des importations françaises tient surtout aux volumes en provenance du Danemark qui ont progressé de + 85 % (+ 7500 tonnes), au détriment principalement des Pays-Bas (- 3400 tonnes) et de la Belgique (- 400 tonnes) sans qu’une explication ne soit fournie.

Les auteurs de la synthèse rappellent que le prix du porc en France « est largement tributaire du marché européen et son évolution est calquée sur celle des prix des autres pays producteurs », comme le prouve l’analyse des cours européens en particulier sur cette période de janvier à octobre 2014.


(1) Agreste conjoncture, Porcins, janvier 2015, synthèse N° 2015/258.
Sources : Enquête mensuelle auprès des abattoirs, Eurostat et statistiques de la DGDDI (Douanes).

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