Réussir porc 28 mai 2014 à 08h00 | Par Dominique Poilvet

Le progrès génétique, vecteur de compétitivité

La chambre d'agriculture de Bretagne chiffre le gain permis par le progrès génétique à 2,20 euros par porc et par an depuis dix ans.

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Le progrès génétique est essentiel dans les améliorations, mais il ne faut pas négliger l'impact de la technicité des éleveurs, de la qualité des bâtiments et des aliments.
Le progrès génétique est essentiel dans les améliorations, mais il ne faut pas négliger l'impact de la technicité des éleveurs, de la qualité des bâtiments et des aliments. - © D. Poilvet

Selon Brigitte Landrain, responsable du pôle porc des Chambres d'agriculture de Bretagne, qui intervenait à l'assemblée générale d'ADN le 8 avril dernier, le progrès génétique a permis un gain de marge de 2,22 euros par porc et par an depuis dix ans, soit 2,5 centimes par kilo de carcasse et par an. Pour les dix ans à venir, elle estime que ce gain sera de 3,16 euros par porc et par an !
Ces chiffres sont issus des GTE 2012 qui sont les dernières données disponibles sur une année entière. Avec l'aide de Catherine Calvar, ingénieur d'études à la chambre, Brigitte Landrain a calculé le gain de marge apporté par l'amélioration sur les 10 dernières années de cinq critères techniques majeurs et indépendants pour pouvoir les additionner : productivité, qualité de la carcasse, indice de consommation global, dépenses de santé et renouvellement.

- © Infographie Réussir

Entre 2002 et 2012, la productivité moyenne a augmenté de 345 kg vifs par truie et par an, ce qui représente 1,44 euro par porc. Les carcasses ont gagné 0,9 point de TMP (+ 0,19 EUR/porc/an), l'indice de consommation global a baissé de 0,17 point (+ 0,40 EUR/porc/an), les dépenses de santé de 17 euros par truie (+0,08 EUR/porc/an), et le renouvellement de 25 euros par truie (+ 0,11 EUR/porc/an). « L'impact du progrès génétique est essentiel dans ces améliorations, mais il ne faut cependant pas négliger l'amélioration de la technicité des éleveurs, de la qualité des bâtiments et des aliments qui jouent un rôle non négligeable », souligne-t-elle. Le coût des aliments et le prix de vente des porcs charcutiers peuvent également biaiser ce calcul. « Si on ne prend en compte que les prix de 2012 dans le calcul, le gain économique serait alors de 2,66 euros par porc, soit trois centimes par kilo de carcasse. »

- © Infographie Réussir

Les résultats moyens de 2022 au niveau des 10 % meilleurs de 2012Pour calculer les perspectives de gains sur les dix prochaines années, Brigitte Landrain et Catherine Calvar ont comparé la moyenne des GTE 2012 avec les 10 % meilleurs de la même année. « Les performances techniques moyennes de 2012 sont identiques à celles des 10 % meilleurs de 2002. On estime donc que les moyennes de 2022 seront au niveau des 10 % meilleurs de 2012. » Sur cette base, les éleveurs gagneront en dix ans 394 kg vifs par truie (+ 2,5 EUR/porc/an), + 0,1 point de TMP et + 8 % dans la gamme (+ 0,16 EUR/porc/an). L'indice de consommation global baissera de 0,13 point (+ 0,40 EUR/porc/an), les dépenses de santé de 4 euros par truie (+ 0,02 EUR/porc/an) et le coût du renouvellement de 19 euros par truie (+ 0,08 EUR/porc/an). Ramené au kilo de carcasse, cela représente 3,55 centimes de gain annuel. « Faisons en sorte que ce gain profite aux éleveurs », conclut Brigitte Landrain.

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