Réussir porc 27 janvier 2012 à 11h03 | Par D.Poilvet

Le porc d'Azy s'est fait un nom dans la Nièvre

Éleveurs de porcs dans la Nièvre, Christine et Guy Vincent ont créé la marque Le Porc d’Azy pour écouler une partie de leur production en vente directe. Après quinze ans d’activité, le succès ne se dément pas.

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Christine et Guy Vincent ont aménagé un petit magasin chez eux pour accueillir leurs clients, dont certains viennent de Paris.
Christine et Guy Vincent ont aménagé un petit magasin chez eux pour accueillir leurs clients, dont certains viennent de Paris. - © dp
A Azy-le-Vif dans la Nievre, il n’y a qu’un elevage de porcs. Mais il est repute a des kilometres a la ronde, grace a la marque Le porc d’Azy que Christine et Guy Vincent ont depose il y a quinze ans pour vendre une partie de leur production en direct. Les points de ventes sont varies. « Je fais les marches trois jours par semaine », explique Christine, qui a initie l’activite de transformation grace a ses talents de cuisiniere. Une partie de la production est aussi vendue au magasin situe a proximite de la maison d’habitation et de l’elevage. Enfin, en avril dernier, nos eleveurs ont ouvert avec d’autres agriculteurs un magasin a Nevers, la prefecture du departement. « A chaque lieu de vente correspond un profil de clientele », constate Guy Vincent. «C’est donc un plus de les diversifier, car on peut valoriser au mieux toute la carcasse. » Les eleveurs ont aussi presente leurs produits au Salon de l’Agriculture a Paris, grace a l’aide du Conseil general du departement. « Cela nous a permis de prendre contact avec des Parisiens. Depuis, certains viennent directement s’approvisionner chez nous. »
DES PRODUITS PRETS A CONSOMMER
Chaque semaine, quatre a cinq porcs sont transformes dans un laboratoire flambant neuf, equipe d’une cuisine ou Christine elabore ses plats cuisines. « Les produits prets a consommer constituent un creneau rentable, et qui se developpe car les gens passent moins de temps a cuisiner. » Les eleveurs calculent qu’une carcasse de 110-120 kg peut se valoriser ainsi jusqu’a 900 a 1 000 euros. « L’activite est rentable, mais il faut beaucoup travailler », previennent-ils. Et surtout, les competences necessaires sont variees : eleveur bien sur, mais aussi boucher, charcutier, cuisinier, commercial... L’interet de la vente directe a pousse Christine et Guy Vincent a diminuer leur cheptel de 300 a 50 truies. « Notre objectif a terme est de produire uniquement ce qu’on peut vendre en direct. » Pour developper l’ac- tivite, le couple cherche de nouveaux associes. « C’est dans l’optique de la transmission a des jeunes que nous commercialisons les produits sous la marque Porc d’Azy. Ainsi, l’activite n’est pas liee a notre nom et pourra etre transmise facilement sans perte de clientele », conclut Guy Vincent.

http://leporcdazy.blogspot.com

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