Réussir porc 21 mai 2014 à 08h00 | Par La rédaction

La Chine ouvre ses marchés à la charcuterie française

Trois entreprises françaises de charcuterie ont obtenu un agrément sanitaire d’exportation sur le marché chinois.

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Le Jambon de Bayonne 
a obtenu l’agrément nécessaire pour être vendu en Chine
Le Jambon de Bayonne a obtenu l’agrément nécessaire pour être vendu en Chine - © D. Poilvet

L’annonce a été officialisée le 26 mars dernier, à l’occasion de la visite du président chinois Xi Jinping en France. Brocéliande, filiale de Cooperl pour son jambon cuit, Haraguy, filiale de Delpeyrat pour le jambon de Bayonne et les Salaisons du Rouergue pour ses saucissons secs, ont obtenu un agrément sanitaire d’exportation sur le marché chinois. « Cela montre qu’on a du savoir-faire et des entreprises compétitives », s’est réjoui Jean-Michel Serres, le président de la Fédération nationale porcine (FNP). « C’est une opportunité de développer nos entreprises, qui sont sous la pression de la grande distribution sur le marché français », analyse Robert Volut, président de la Fédération des industriels charcutiers traiteurs (Fict). Les entreprises espagnoles et italiennes de charcuterie sont déjà présentes sur le marché chinois, mais uniquement sur le segment de la charcuterie sèche. Avec son jambon cuit, Brocéliande sera le pionnier de l’exportation de charcuterie fraîche en Chine. Sept autres entreprises de charcuterie devraient être agréées dans les mois prochains.


Un projet d’un milliard d’euros


Le même jour, l’Ifip a signé avec le responsable de la province du Zhangjiakou, au nord de Pékin, un accord cadre pour la mise en place de filières de production porcine intégrée. « Sous l’ombrelle de l’institut du porc, de nombreuses entreprises françaises (génétique, équipement, alimentation…) contribueront sur cinq ans à un projet dont le coût est estimé à un milliard d’euros, et auquel les entreprises françaises pourraient participer à hauteur de 40 % », estime Jacques Lemaître, le président de l’Ifip. En matière de génétique, les ministres chinois et français ont signé un « protocole sanitaire révisé » pour conforter les exportations de reproducteurs français. Plusieurs accords ont déjà été noués en ce sens, comme celui entre l’Ifip et le groupe public chinois Bright Food en septembre dernier. Ce protocole va permettre de démultiplier ce type de coopération.

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