Réussir porc 23 septembre 2016 à 08h00 | Par Dominique Poilvet

Investir pour mieux produire

Remontée des cours, taux d’intérêt très faibles, aides PCAEA, simplification des démarches administratives… La conjoncture actuelle est plutôt favorable à l’investissement dans la rénovation ou la construction de nouveaux bâtiments.

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La création de nouveaux bâtiments permet d’améliorer l’efficience de l’outil de production et de le pérenniser sur le long terme.
La création de nouveaux bâtiments permet d’améliorer l’efficience de l’outil de production et de le pérenniser sur le long terme. - © C. Gérard

Toutes les études de l’Ifip et des chambres d’agriculture le démontrent. La production porcine française souffre du vieillissement de ses bâtiments d’élevage. 22 ans d’âge moyen selon la dernière enquête des chambres d’agriculture de Bretagne, qui soulignent les effets néfastes de cette obsolescence sur les performances techniques, les conditions de travail et sur la cohérence des élevages. D’où la montée au front au printemps dernier des responsables professionnels et des dirigeants de groupements, qui ont souligné à l’occasion des assemblées générales ou des forums techniques l’importance vitale pour la filière et ses éleveurs d’investir dans les outils de production.

La rentabilité des exploitations hors sol est très sensible aux investissements

Les experts du CERFrance Bretagne démontrent clairement que la rentabilité des exploitations hors sol est très sensible aux investissements. Même si la création de nouveaux bâtiments ou la restructuration des élevages ne fait pas baisser dans l’immédiat le coût de revient, elle permet cependant d’améliorer l’efficience de l’outil de production et de le pérenniser sur le long terme. Le service économique de la Cooperl précise dans une étude détaillée les investissements qui rapportent le plus : amélioration du coût alimentaire, de l’efficacité de la main-d’œuvre, et même de la performance environnementale. Trois axes de progrès dont ont bénéficié Sébastien et Anthony Boudet de la SARL du Gué Botterel dans la Manche. Grâce à la restructuration il y a deux ans de leur élevage de 300 truies, avec notamment la construction d’un engraissement neuf de 2 400 places (page 66), leurs performances technico-économiques ont fortement progressé, sans avoir eu à augmenter la charge salariale et en minimisant l’impact de l’accroissement du cheptel sur le plan d’épandage. Autre exemple d’investissement productif, chez Philippe Maudet, éleveur à Irodouer, en Ille-et-Vilaine, l’amélioration des performances techniques liée à la construction de son nouveau post-sevrage couvre l’intégralité de l’investissement, grâce notamment à un meilleur respect des normes zootechniques et à l’abandon des traitements médicamenteux systématiques.

- © C. Gérard

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