Réussir porc 25 juin 2015 à 08h00 | Par Véronique Bargain

Inaporc accompagne les exportations du porc français

Pays tiers. Parce que l’exportation est un enjeu essentiel pour la filière porcine française, l’interprofession met en place des actions et des outils pour aider les entreprises à exporter.

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Les pays importateurs apprécient la filière porcine française pour sa bonne maîtrise des problèmes sanitaires et la qualité de ses produits (viande, charcuteries, gras, abats).
Les pays importateurs apprécient la filière porcine française pour sa bonne maîtrise des problèmes sanitaires et la qualité de ses produits (viande, charcuteries, gras, abats). - © J.-C. Gutner

« La filière française porcine exporte 40 % de sa production", soulignait Didier Delzescaux, directeur d’Inaporc, invité par ADN à son assemblée générale le 29 avril dernier (voir page 45). "Il y a donc des enjeux fondamentaux à l’export. » Pour aider les entreprises à exporter, Inaporc a mis en place un Comité Export dont les objectifs sont de consolider les exportations de viandes, abats et produits de charcuterie en Europe et dans les pays tiers et d’explorer de nouveaux marchés. « En pratique, comme les entreprises peuvent assez facilement explorer seules les marchés européens, les actions du Comité Export sont focalisées sur les pays tiers, notamment l’Asie », précise Didier Delzescaux. Une des actions d’Inaporc est la participation à des salons professionnels internationaux. En plus d’y être présente et de promouvoir la filière française, l’interprofession facilite la venue sur ces salons d’entreprises françaises exportatrices. En 2015, Inaporc a été ou sera notamment présente au Sial Shangaï, au salon Cimie Qindao, également en Chine, au salon Prodexpo à Moscou, au salon Anuga en Allemagne. Elle participe aussi parfois, même si elle ne l’a pas fait depuis 2011, au salon Séoul Food, en Corée du Sud. « Ces salons sont souvent l’occasion pour les entreprises de prendre place pour la première fois sur ces marchés. » Une autre action d’Inaporc est l’organisation de missions et séminaires à l’étranger, pour consolider des marchés existants, négocier l’ouverture de marchés au niveau sanitaire (négociations des protocoles et des certificats sanitaires, appui aux conseillers agricoles des ambassades de France…) ou découvrir de nouveaux marchés. En 2014, en collaboration avec les filières fruits et légumes et foie gras, l’interprofession porcine a ainsi organisé un séminaire à Taïwan. La mise en avant des bonnes pratiques de la filière (traçabilité, qualité sanitaire) a facilité l’ouverture du marché aux produits français en mars 2014. Une mission a été organisée aussi en 2012 aux Philippines pour y rencontrer les autorités nationales, des importateurs et le service économique de l’ambassade de France. En 2010, une mission avait également été organisée en Corée du Sud, avec des négociations sanitaires qui avaient facilité l’ouverture du marché coréen aux charcuteries françaises.

Didier Delzescaux : " l'appui à l'exportation est une mission essentielle d'Inaporc."
Didier Delzescaux : " l'appui à l'exportation est une mission essentielle d'Inaporc." - © V. Bargain

Un salarié chinois en Chine

Une autre action d’Inaporc est l’organisation de voyages de presse en France pour faire découvrir la filière française aux journalistes étrangers. « Il s’agit là d’être proactif pour pouvoir réagir rapidement en cas de problème à l’exportation », précise Didier Delzescaux. Autre mission encore : faire venir et accueillir des délégations étrangères en France, en appui à l’état. En juin, une délégation des autorités sanitaires mexicaines va ainsi visiter huit abattoirs et ateliers de transformation français en vue d’un agrément de ces entreprises pour l’exportation vers le Mexique. Dans certains cas, l’implication de l’interprofession est encore plus grande. Depuis novembre 2012, Inaporc emploie ainsi un salarié chinois basé en Chine, Fanye Meng. Sa mission : établir un réseau de relations avec les représentants des autorités sanitaires chinoises et accompagner des délégations chinoises en France (autorités sanitaires, entreprises…). Des travaux ont ainsi été conduits pour ouvrir le marché chinois aux charcuteries françaises, avec un accompagnement des missions d’inspection, un appui au service économique de l’ambassade et une meilleure compréhension de la culture chinoise. Enfin, le Comité export d’Inaporc a mis en place des outils d’aide à l’export. Une base de données accessibles à tous les opérateurs de la filière permet ainsi de découvrir de façon très simple, sur une carte, les exportations et importations d’un pays avec les pays d’origine et destinataires. Autre outil très pratique : un catalogue des pièces de découpe en français, anglais, russe, chinois, japonais et coréen.

- © Infographie Réussir

Les produits français ont une bonne image

Selon Didier Delzescaux, la France bénéficie à l’étranger d’une très bonne image qualitative. Les pays importateurs reconnaissent que la France fournit des produits de très bonne qualité (viande, charcuteries, gras, abats) et qu’elle a une très bonne maîtrise des problèmes sanitaires. Ils estiment par contre que, contrairement à l’Allemagne, elle n’offre pas des quantités importantes de produits. Les organisations de sélection porcines françaises bénéficient également d’une excellente image à l’étranger, les pays importateurs estimant que la France a un très bon niveau génétique, sanitaire et un savoir-faire indéniable.

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