Réussir porc 17 novembre 2014 à 08h00 | Par Claudine Gérard

Ils sèvrent treize porcelets

Grâce à l’amélioration du potentiel génétique des truies, la barre des treize porcelets sevrés par portée est franchie aujourd’hui dans certains élevages. Nous avons recueilli le témoignage d’éleveurs qui ont atteint ce niveau de performances.

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Typhaine, en charge des maternités à la SCEA Nouvelle du Verger dans le Morbihan, est très vigilante à la bonne prise de colostrum de tous les porcelets et à leur confort : lampes, tapis, kaolin…
Typhaine, en charge des maternités à la SCEA Nouvelle du Verger dans le Morbihan, est très vigilante à la bonne prise de colostrum de tous les porcelets et à leur confort : lampes, tapis, kaolin… - © C. Gérard

Selon les chambres d’agriculture de Bretagne, la productivité des truies explique 39 % des écarts de marge en GTE. Un chiffre qui justifie à lui seul qu’on s’attarde sur les pratiques des éleveurs qui sèvrent treize porcelets par portée. En 2007, nous avions publié des témoignages d’éleveurs qui sevraient plus de douze porcelets par portée. Une performance pour l’époque, mais qui paraît désormais presque banal. Selon les derniers résultats GTTT de l’Ifip, les 33 % meilleurs éleveurs français sont à ce niveau.
Il était donc logique que, parmi eux, certains dépassent la barre de treize porcelets sevrés. Une barre haute, mais pas insurmontable, et ce avec les truies issues de la plupart des schémas présents en France.


Ce chiffre témoigne de l’évolution incroyable de leur potentiel génétique. Le plus remarquable dans les témoignages que nous avons recueillis est qu’il n’y a pas de recette unique pour y parvenir. Les argumentaires des organismes de sélection porcine sont révélateurs de ces différences. Certains mettent en avant la prolificité de leurs truies, avec un nombre de nés totaux exceptionnel, souvent supérieur à seize par portée. D’autres compensent une prolificité moindre par des qualités maternelles qui limitent les pertes en cours de lactation.
Ces qualités se traduisent de plusieurs manières : comportement calme, nombre important de tétines, facilité de mise bas… Grâce à ces caractéristiques, les taux de pertes peuvent descendre très bas, parfois jusqu’à moins de 10 % sur les nés totaux et 8 % sur les nés vivants.
Cependant, on a parfois le sentiment que les éleveurs qui sèvrent plus de treize porcelets pourraient arriver au même résultat avec n’importe quelle génétique. Au-delà de la diversité des techniques appliquées, tous ont la particularité de baser leur conduite d’élevage sur l’observation des animaux et les soins apportés autour de la mise-bas notamment. C’est le fameux comportement animalier, « qui fait la différence entre un éleveur et un producteur », estime l’un de ceux qui témoigne dans ce dossier. Ce mois-ci, nous sommes allés chez trois éleveurs utilisateurs des génétiques DanAvl , ADN  et Gène + .

Ce dossier va se poursuivre dans le numéro Réussir Porcs du mois prochain, avec des témoignages d’éleveurs utilisateurs d’autres génétiques qui obtiennent aussi des performances de productivité de haut niveau.

- © C. Gérard

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