Réussir porc 19 décembre 2014 à 08h00 | Par Dominique Poilvet

Ils sèvrent treize porcelets

Les trois témoignages d'éleveurs publiés dans cette deuxième partie de dossier complètent ceux du mois dernier. Ces éleveurs ont la particularité de sevrer plus de 13 porcelets par portée. Mais pour chacun, les moyens mis en oeuvre diffèrent.

Abonnez-vous Réagir Imprimer
La sélection quantitative, 
associée à la génomique, offre encore de bonnes perspectives
La sélection quantitative, associée à la génomique, offre encore de bonnes perspectives - © D. Poilvet

Pour sevrer plus de 13 porcelets, il n'y a pas de recette unique. C'est ce que nous démontrent les différents témoignages d'éleveurs que nous avons publiés le mois dernier et dans le dossier de ce mois-ci.
À l'élevage du Dossen dans les Côtes-d'Armor, Anne Juhel estime que le nombre élevé de porcelets sevrés qu'elle obtient dans son élevage s'explique essentiellement par l'individualisation du suivi de chaque truie, de la mise-bas jusqu'au sevrage. Cerise sur le gâteau, tous les porcelets sont sevrés à 28 jours sous ses Naïma, un avantage appréciable qu'elle estime plus économique que le sevrage précoce.
Dans la Manche, Jocelyne et Christian Gougeon attribuent leur réussite à la construction d'une maternité neuve et à l'investissement dans du matériel performant (cases balances), combinés à un dépeuplement-repeuplement de l'élevage. Mais à y regarder de plus près, les 13,12 sevrés par portée s'expliquent aussi par la qualité des soins apportés aux animaux, notamment aux porcelets à la naissance. Un travail qui leur permet de valoriser l'excellente prolificité de leurs truies Nucléus (15,74 nés totaux par portée).
Une qualité que l'on retrouve également chez René et Isabelle Lucas, à Penguily dans les Côtes-d'Armor. Ces éleveurs ne tolèrent aucune perte accidentelle de porcelets en maternité. D'où une présence importante au moment des mises bas, qui explique les 0,43 mort-nés par portée en moyenne. Le savoir faire des éleveurs et les qualités intrinsèques des Topigs 40 font le reste, pour au final un sevrage à 13,25 porcelets par portée.

 

Progression de la productivité

 

La productivité des truies va-t-elle encore progresser ? Et cette progression est-elle souhaitable ? Oui, sans aucun doute. La sélection quantitative, associée à la génomique, offre encore de bonnes perspectives. À condition, comme le soulignent la plupart des schémas génétiques, qu'elle ne se fasse pas au détriment de la qualité des porcelets et n'engendre pas un surplus de travail pour les éleveurs. Et que l'alimentation et les conditions de logements s'adaptent à ce potentiel croissant des truies. Ce qui est loin d'être le cas dans beaucoup d'élevages aujourd'hui.

Deuxième partie du dossier initié dans le numéro de novembre 2014.
Deuxième partie du dossier initié dans le numéro de novembre 2014. - © D. Poilvet

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. Réussir Porc se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 21 unes régionales aujourd'hui