Réussir porc 03 novembre 2016 à 08h00 | Par Dominique Poilvet

Forte progression des résultats techniques en engraissement

Selon les résultats GTE de 2015 édités par l'Ifip, l'indice de consommation en engraissement, la croissance et le poids d'abattage des élevages français se sont nettement améliorés, sans que la qualité de la carcasse ne se dégrade.

Abonnez-vous Réagir Imprimer
Les évolutions des performances d'engraissement démontrent la faculté des éleveurs français à progresser.
Les évolutions des performances d'engraissement démontrent la faculté des éleveurs français à progresser. - © D. Poilvet

En un an, l'indice de consommation technique 30-115 kg moyen des naisseurs-engraisseurs français a gagné 0,04 point, passant de 2,73 à 2,69. Une évolution significative, qui s'accompagne aussi d'une amélioration de la croissance en engraissement. En un an, le GMQ 30-115 kg est passé de 808 à 817 grammes par jour (+ 8 g/j). L'âge à 115 kg standardisé atteint pour la première fois 180 jours (- 1 jour). En 20 ans, le poids des porcs charcutiers a progressé de 10 kg à âge identique en fin d'engraissement (l'âge à 105 kg standardisé était de 180 jours en 1995) ! Le poids des porcs à l'abattage est également en progression (119,6 kg, + 1,6 kg), lié en partie aux retards d'enlèvement de la fin d'année, mais qui constitue aussi une réponse à la crise quand le pourcentage de porcs dans la gamme est maîtrisé. Malgré cette progression du poids, le TMP s'améliore de 0,2 point, (61, contre 60,8 en 2014). Ces évolutions des performances d'engraissement démontrent la faculté des éleveurs français à progresser. Ils traduisent aussi le progrès des génétiques en lignée mâle, même si une partie peut être également attribuée au développement du porc mâle entier (les adhérents Cooperl constituent 40 % de l'échantillon naisseur-engraisseur de l'Ifip).

- © Infographie Réussir

Augmentation du nombre de porcs produits par truie et par an

Cette progression des performances d'engraissement joue un rôle important dans l'amélioration de l'indice de consommation global moyen des élevages, qui a baissé de 0,3 point entre 2014 et 2015 (de 2,85 à 2,82). Le nombre de kilos produits par truie présente et par an augmente fortement à 2660 kg (+ 84 kg), sous l'effet conjugué de l'alourdissement des carcasses et de l'augmentation du nombre de porcs produits par truie et par an (22,9 contre 22,5 en 2014). Cette évolution de la productivité des truies étant elle-même issue exclusivement de l'amélioration du nombre de porcelets sevrés, puisque dans le même temps, le taux de pertes sevrage-vente n'a pas évolué (6,1 %).

Malgré ces améliorations techniques, la marge sur coût alimentaire des élevages naisseurs-engraisseurs a fortement régressé en 2015, passant de 1010 euros par truie en 2014 à 933 euros en 2015. La baisse de 15 EUR/tonne du prix de l'aliment (de 256 à 241 EUR/tonne), conjuguée à l'amélioration de l'indice de consommation, permet d'abaisser le coût alimentaire du kilo de croît global à 0,68 EUR/kg (- 4,9 c/kg). Mais cette tendance ne compense pas la chute du prix moyen de vente (-11,4 c/kg, à 1,396 EUR/kg de carcasse en 2015 contre 1,510 EUR/kg en 2014).

Voir aussi article " Une moyenne d'un demi porcelet de plus sevré par truie en 2015 ".


- © Infographie Réussir

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. Réussir Porc se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 24 unes régionales aujourd'hui