Réussir porc 11 octobre 2018 à 16h00 | Par Véronique Bargain

Faire face aux controverses sur l’élevage

Le Comité régional porcin des Pays de la Loire met en avant l’intérêt du dialogue et la coconstruction de systèmes viables pour les éleveurs afin de contrer les opposants aux élevages.

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- © Inra / Christophe Maître

Lors de son assemblée générale à Angers le 26 juin dernier, le Comité régional porcin (CRP) des Pays de la Loire a débattu sur les stratégies à adopter pour faire face aux controverses sur l’élevage de porcs. Selon Christine Roguet, de l’Ifip, L’objectif prioritaire doit être de « regagner la confiance du public en s’adaptant, anticipant, dialoguant et en faisant évoluer les pratiques ». Un enjeu est de répondre aux attentes pour calmer la controverse et progresser vers un consensus, volontairement (démarches filière) ou par la réglementation. Un autre est de financer les évolutions. « Soit il y a segmentation et seuls les acheteurs paient, soit tout le monde paie par des initiatives de distributeurs, une orientation des aides PAC, une montée en gamme. » En France, Casino veut instaurer un étiquetage sur le bien-être animal.

Gérard Bourcier, président du CRP des Pays de la Loire : « La montée en gamme implique des investissements et nécessite une rémunération plus élevée. »
Gérard Bourcier, président du CRP des Pays de la Loire : « La montée en gamme implique des investissements et nécessite une rémunération plus élevée. » - © V. Bargain

L’ONG welfariste CIWF concentre ses efforts en truies sur les cases de mise bas alternatives, amovibles ou liberté. « Les retours sur les truies gestantes en groupe sont positifs", admet Gérard Bourcier, le président du CRP, qui souligne cependant que le bien-être implique des investissements et nécessite une rémunération plus élevée. « Nous travaillons avec les distributeurs pour qu’ils informent les consommateurs sur le bien-être et qu’il y ait un juste prix pour l’éleveur », assure Amélie Legrand, responsable agroalimentaire à CIWF. Or, selon Guillaume Rochard, responsable boucherie de Système U Ouest, l’élasticité des prix ne dépasse pas 5 %. « Pour que l’évolution tarifaire soit mesurable pour l’éleveur, il faut des contrats de filière ou des signes distinctifs, » affirme-t-il. Chez Fleury Michon, on met plutôt l’accent sur la santé, « qui est la première attente du consommateur », estime David Garbous, directeur marketing chez Fleury Michon. « La filière est à un virage stratégique", a conclu Gérard Bourcier. "Nous devons entendre les remarques et proposer des évolutions réalistes. Et il faut que le consommateur soit informé pour qu’il puisse faire ses choix en connaissance de cause. »

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