Réussir porc 24 février 2009 à 16h10 | Par C.Gérard

EARL de la Colinière à Argenté (Mayenne) - Un atelier de sélection Piétrain sous air filtré

Pour passer à 200 truies, Laurent Boscher, sélectionneur Piétrain pour Cooperl-Nucléus à Argentré (Mayenne) a réorganisé son élevage et construit 1 000 places d’engraissement, sous air filtré, avec lavage d’air et récupérateur de chaleur.

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Laurent Boscher est installé depuis 97 à Argentré (Mayenne) en tant que sélectionneur Piétrain pour Cooperl. Il a accueilli éleveurs et techniciens le 12 décembre dernier pour faire découvrir un nouvel engraissement de 1 024 places, bâtiment construit dans le cadre de l’agrandissement de son atelier qui compte aujourd’hui 202 truies, 19 verrats, 312 places de PS et 1 376 places d’engraissement 30 cochettes, effectif élevé compte tenu de l’autorenouvellement. Son élevage, Laurent le revendique « intensif et durable ». Ce titulaire d’un BTS agricole, fort d’une première expérience de cinq ans comme technicien Cobiporc, est un homme de réflexion qui se projette dans le futur. « Il faut dégager du temps pour s’informer. C’est essentiel pour faire les bons choix. Avec les services techniques de Cooperl, nous avons potassé, regardé ce qui pouvait être fait pour que ma production de verrats Piétrain de qualité soit attractive pour les Français mais aussi pour les étrangers, le tout dans un souci de durabilité et d’économies d’énergie ».

Au final, si les salles d’engraissement sont relativement classiques (voir pages suivantes), l’atelier se distingue par des choix techniques forts : filtration totale de l’air entrant, ventilation centralisée avec gaine haute, lavage d’air, récupération des eaux de pluie et pompe à chaleur qui récupère les calories de l’eau issue du laveur d’air pour chauffer les salles.

L’air extrait du nouveau bâtiment d’engraissement est extrait dans la gaine centrale puis dirigé vers le laveur d’air. L’eau de ce laveur, dont la température va « naturellement » s’élever à 20 °C au contact de l’air, passe alors dans une pompe à chaleur qui récupérera suffisamment de calories pour chauffer tout l’élevage : les gestantes en groupe, les maternités, les post-sevrages, et le préchauffage des salles d’engraissement. « Ma seule consommation énergétique sera donc celle des moteurs », se réjouit l’éleveur. Le coût de la restructuration de l’élevage est de 800 000 euros, dont 100 000 pour le laveur d’air.

Laurent Boscher ne compte pas s’arrêter là. Visiblement passionné par son métier, véritable chef d’entreprise, il souligne que la restructuration qui vient d’être achevée a déjà pris en compte le projet d’entreprise qu’il entend mener : augmenter encore la taille de l’élevage et se doter d’un « mini CIA » pour commercialiser ses doses, « à condition de pouvoir, comme cela a toujours été le cas ici avec la Cooperl, le faire avec le bon partenaire ». !

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