Réussir porc 12 mars 2010 à 11h23 | Par D.Poilvet

Dossier - Bien-être et castration à l'affiche des JRP

Les truies en groupe et le problème de la castration des mâles ont été les deux sujets phares développés aux dernières Journées de la Recherche Porcine. Mais d’autres thèmes répondant aux préocupations des éleveurs ont également été présentés.

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Pas moins de dix publications présentées aux dernières Journées de la Recherche Porcine les 2 et 3 février dernier à Paris concernaient le logement des truies en groupe. Des résultats d’essais et d’expérimentations qui rassurent. Tous s’accordent désormais à dire que les performances techniques sont au rendez-vous… À condition que l’aménagement du bâtiment et la conduite d’élevage soient bien adaptés aux contraintes spécifiques à ce mode de logement (voir page 16).

Même pléthore de publications concernant le problème de la castration des mâles (six au total), signe que la recherche, sous l’impulsion de la profession, prend les choses en main.On peut déjà se faire une première idée sur les alternatives possibles à la castration. Le traitement de la douleur au moment de l’acte chirurgical semble poser problème, aussi bien en termes d’efficacité que de temps de travail et de pénibilité (voir page 18). L’élevage de mâles entiers est une idée qui commence à faire son chemin (voir aussi le forum en page 4). Les performances techniques de ces animaux ne peuvent que séduire les éleveurs : + 4 kg à l’abattage, - 11 % d’aliment, un TMP similaire à celui des femelles, et un gain financier estimé à 10 euros par porc mâle si la pénalité Uniporc n’est pas appliquée (voir page 23). Par ailleurs, les produits de salaison fabriqués industriellement et contenant des morceaux de carcasses qui développent des odeurs sexuelles ne semblent pas être rejetés par les consommateurs. Cependant, il n’en va pas de même pour la viande fraîche (voir page 20). Par ailleurs, la production de porcs entiers qui ne développent pas d’odeurs sexuelles n’est pas encore pour demain. Les chercheurs ont encore beaucoup de travail à faire…

Outre ces deux sujets phares, les préoccupations au quotidien des éleveurs ne sont pas oubliées.Une session alimentation très intéressante a permis de mettre en avant des pistes d’amélioration des performances et du coût alimentaire. L’Ifip et l’Afssa ont chiffré le coût des pathologies respiratoires à trois euros par porc, ce qui donne une idée du retour sur investissement permis par les différents outils de prévention des maladies (voir page 24). L’Afssa toujours, avec comme outil la station des chambres d’agriculture de Crécom, a magistralement démontré combien les mesures de biosécurité peuvent être efficaces pour protéger sanitairement les porcs (voir page 25). Un thème souvent abordé dans nos colonnes, preuve de l’intérêt de tous à agir sur la santé des animaux autrement que par la médication. La station expérimentale de Guernevez, avec l’évaluation précise des aspects techniques et environnementaux des systèmes d’extraction rapide des déjections, ouvre la voie à de nouveaux modèles de bâtiments dont les premiers exemplaires en élevage ne vont pas tarder à voir le jour. D’autres publications, réalisées en partenariat avec des firmes privées, démontrent aussi que l’implication de la recherche « publique » dans l’évaluation des produits commerciaux est bien réelle.

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