Réussir porc 11 août 2014 à 08h00 | Par Claudine Gérard

Des porcs toujours plus lourds et plus maigres

Les données du bilan Uniporc Ouest 2013 confirme un alourdissement des carcasses. Se pose donc la question d'une adaptation de la grille de paiement.

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- © claudine gerard

En 2013, la barre « symbolique » des 92 kg de poids de carcasse moyen a été franchie pour les porcs classés par Uniporc Ouest, avec une moyenne de 92,10 kg. Et la tendance se poursuit en ce premier semestre 2014 avec une moyenne de 92,82 kg. Ce qui justifie la demande faite par les professionnels de reconsidérer la gamme de poids. Mais la réunion du 22 mai, organisée à l'initiative du Comité régional porcin dans ce but, a échoué, la plupart des abatteurs n'ayant pas répondu présents. Philippe Bizien, président du CRP s'en indigne : « Nous pensions que l'intérêt de produire des carcasses plus lourdes était partagé avec les abatteurs. En l'absence de dialogue, je crains qu'il y ait une fissure dans le collectif qui a fait la force de la Bretagne ! J'en appelle aux abatteurs pour qu'au moins le dialogue reprenne. »


Les mâles entiers traités à part


Dans un registre plus technique, Pascal Le Duot, directeur d'Uniporc Ouest, a listé les différents critères de classement pour 2013 : un G2 qui continue de baisser (14,22 mm), un M3 qui monte (75,15 mm). « En dix ans, nous avons perdu 2 mm de gras et gagné 5 mm de muscle, c'est considérable. » Le TMP, en conséquence, est toujours en hausse avec 60,54 en 2013 et 60,69 début 2014. « Cette amélioration du classement, malgré l'alourdissement des carcasses prouve encore une fois que les éleveurs s'adaptent particulièrement bien. »
Pour 2013 en revanche, l'analyse des pourcentages de porcs dans la gamme et des plus-values sont, en l'état, inexploitables compte tenu de la proportion de mâles entiers qui, classés comme verrassons, sortent de la gamme. Ainsi, la plus-value est passée de 12,33 c en 2012 à 11,35 c en 2013 et 10,66 c début 2014. Le directeur précise qu'en 2014 ces mâles entiers représentent 10 % des porcs classés. Ce qui justifie qu'ils seront désormais traités à part dans les statistiques, et pour tous les indicateurs Uniporc Ouest, ce qui permettra aux éleveurs de se situer par rapport à des moyennes comparables.

- © Infographie Réussir

L'année 2013 aura aussi été marquée par la quasi généralisation de l'Image Meater sur les 18 sites d'abattage à compter de juin. Malgré quelques cas où le changement de système de classement a pu être pénalisant, dans la grande majorité des cas, ce changement s'est passé sans souci. « Je tiens à remercier l'ensemble des salariés d'Uniporc qui ont travaillé sur cette mutation technologique et qui ont réussi à faire que celle-ci devienne un non événement pour la filière porcine », lance Paul Auffray, président d'Uniporc Ouest qui a tenu à remercier aussi Inaporc et les régions Bretagne Pays de la Loire pour leurs soutiens financiers respectifs de 600 000 euros et 200 000 euros. « Sur trois millions investis, compte tenu de ces aides et de notre part d'autofinancement de un million, nous n'avons eu recours à l'emprunt qu'à hauteur de 1,2 million, ce qui nous permet d'entrevoir l'avenir avec des appareils modernes sans mettre notre organisation en situation financière difficile  et sans que les éleveurs soient mis à contribution », précise le président qui confirme le maintien de la cotisation au même niveau (35 centimes par carcasse) pour 2014.

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