Réussir porc 04 avril 2018 à 14h00 | Par Dominique Poilvet

Des arguments pour défendre le porc

Beaucoup d’affirmations développées par les opposants à l’élevage de porc ne sont pas avérées ou sont issues d’interprétations qui déforment la réalité. Le dossier de Réussir Porc d'avril 2018, élaboré avec l’Ifip, donne des éléments pour rétablir la vérité aux yeux de nos concitoyens.

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Pour satisfaire la demande des consommateurs, les filières porcines françaises foisonnent d'initiatives individuelles, au-delà des signes de qualité officiels.
Pour satisfaire la demande des consommateurs, les filières porcines françaises foisonnent d'initiatives individuelles, au-delà des signes de qualité officiels. - © D. Poilvet

Non, le porc n’est pas accro aux antibios. La production porcine française fait même figure de bonne élève par rapport aux autres productions animales et à celles de beaucoup de pays étrangers. Éleveurs, techniciens et vétérinaires se sont mobilisés depuis cinq ans pour dépasser largement les objectifs fixés par le plan Ecoantibio mis en place par le gouvernement. Même constat concernant le bien-être des animaux, mis à mal par des vidéos montrant des scènes insoutenables en élevage et dans des abattoirs. Les conditions d’élevage et d’abattage sont aujourd’hui rigoureusement contrôlées. La profession développe sans cesse des audits et des formations pour toujours améliorer les pratiques. Et comment dire, sinon en le répétant sans cesse, que l’élevage maîtrisé permet d’économiser les ressources et que le porc participe activement au cycle de l’azote ? Mieux, des études récentes prouvent qu’il contribue positivement à la production de protéines, en valorisant celles contenues dans les coproduits non consommables par les hommes.

Les idées reçues concernent également la consommation des produits issus du porc, viandes et charcuteries, accusés de provoquer des maladies cardio-vasculaires ou des cancers. Vrai s’ils sont consommés en quantité déraisonnablement importante et de manière exclusive. Mais, sans avoir à faire appel à des démonstrations scientifiques, le simple bon sens souligne que ces produits, indispensables à la santé, doivent être consommés modérément, dans le cadre d’un régime alimentaire équilibré.

Gagner la confiance des citoyens par la transparence et le dialogue

Tous ces éléments, que les consommateurs ne connaissent pas toujours, leur sont rapportées à la fois par des signes officiels de qualité (label rouge, bio, CCP…) et par des démarches individuelles. L’enjeu étant de gagner leur confiance par la transparence et le dialogue. Mais ces démarches en France sont menées trop souvent de manière désordonnée, contrairement à d’autres pays comme l’Allemagne ou le Danemark où les labels de qualité sont clairement identifiés. C’est sans doute l’une des explications de la méconnaissance des efforts produits par la profession pour améliorer son image.

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