Réussir porc 11 janvier 2008 à 10h51 | Par Claudine Galbrun

Bretagne - Vers une simplification des organisations professionnelles

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« UGPVB, Arip, CRP. croyez-vous que les éleveurs comprennent tous ces sigles et qu´ils s´y retrouvent ? », demandait Fortuné Le Calvé, lors de l´assemblée générale de l´UGPVB, dont il est vice-président de la section porc, assemblée qui s´est tenue le 7 décembre dernier à Saint-Quay Portrieux (Côtes-d´Armor). « Le moment est venu de se restructurer et de faire des choses pour les paysans qui sont tous les jours au boulot ! » Concrètement, les responsables de ces différentes structures comptent créer un Comité économique agricole, CEA. Juridiquement, cette forme est acceptable, comme l´a souligné Catherine Calvé, avocate spécialisée dans les filières. Pour elle, l´Union des groupements fonctionne déjà comme un CEA, mais cette simplification des organisations professionnelles va présenter plusieurs avantages : fédérer les acteurs bretons, donner un poids politique et économique, mieux maîtriser les actions, rendre possible une défense collective, voire pouvoir réguler les marchés. Il reste quelques mises au point pour que ce futur Comité économique agricole soit formalisé, sachant que F. Le Calvé indique haut et fort qu´en aucun cas celui-ci ne remet en cause le bien fondé d´Inaporc.
Une crise sans précédent
Autres sujets évoqués lors de cette assemblée générale, en présence du préfet des Côtes-d´Armor, les bassins versants, sujet particulièrement sensible et d´actualité. Patrice Drillet, vice-président de la section porc, ne cache pas sa déception : « La profession n´a pas géré ce dossier, elle l´a subi ! » Il interpelle les agents de l´administration présents pour réclamer que « des mesures environnementalement souhaitables soient aussi économiquement acceptables. Les surcouches sur l´environnement sont en train de plomber la première région agricole française ! », proteste-t-il. Enfin, la situation économique des éleveurs a bien entendu été au coeur des débats.
Après que Jean-Pierre Joly ait présenté la situation mondiale des cours, Guillaume Roué a fait les comptes : la crise actuelle, sans précédent, génère un déficit de 750 millions d´euros pour l´ensemble de la profession, et ceci pour un chiffre d´affaires de 3,2 milliards d´euros ! « C´est le double des dégâts d´une crise qu´on pourrait qualifier de « normale ». Puis il poursuit les calculs : selon les dernières statistiques, les différents pays européens auraient abattu 130 000 truies de plus que l´année passée. « Mais sachant que la production européenne est excédentaire de 4 %, il y aurait 10 millions de porcs en trop. Comptez 22 porcs par truie. Ce ne sont pas 130 000 mais 450 000 truies qu´il faudrait réformer ! »

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