Réussir porc 07 septembre 2006 à 16h34 | Par Dominique Poilvet

Bretagne - Le parc bâtiment doit se moderniser

Après des années de sous-investissements, les éleveurs de porcs bretons doivent réinvestir dans leur parc bâtiment pour rester compétitifs.

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Lors des assemblées générales de l´ARIP (Assocition régionale interprofessionnelle porcine) et du CRP Bretagne (Comité régional porcin), Georges Douguet (CER 22) a mis en évidence le vieillissement du parc bâtiment porcin en Bretagne et le manque d´investissement actuel dans la production. « Dans les années quatre-vingt-dix, un éleveur investissait en moyenne 412 euros par truie et par an. Aujourd´hui, il ne dépense plus que 178 euros ». Avec une part importante d´investissements « improductifs » dans les domaines du bien-être ou de l´environnement. « Le défi de demain est de maintenir nos capacités de production, notamment en gardant des outils compétitifs », analyse-t-il. Un défi d´ampleur qui attend les éleveurs, tant la tâche est considérable. D´autant plus que les subsides encore alloués par l´État se réduisent considérablement. L´Arip, impliquée dans la gestion des actions du contrat de plan État-Région, faisait le point sur le contrat qui s´achève.
Pour les jeunes, ce sont les perspectives, la possibilité de penser des projets, de les bâtir et de les réaliser qui rendent le métier attrayant. ©D. Poilvet

« Depuis 2003, la filière porcine a été privée de 1 300 000 euros sur la base des promesses de 2000 », détaille Marcel Corman, son président. « Pour près de 280 dossiers Rénobat en cours de paiement ou en procédure d´instruction, seulement 50 à 60 % de l´aide pourra être versée ». Des sommes qui ont fait l´objet de cessions de créances auprès des banques et qu´il faudra bien rembourser. Pour l´avenir, une étude bâtiment en cours avec les groupements bretons dressera l´état des lieux du parc et permettra de chiffrer les besoins d´investissement pour sa remise à niveau technique. Marcel Corman note cependant « qu´un grand retard a été pris, notamment à cause de la mobilisation des fonds pour les investissements liés à l´environnement. Un retard que les éleveurs veulent rattraper : Nous sommes prêts à avancer pour faire évoluer nos outils de production », affirme Fortuné Le Calvé, président du CRP. « Nous devons faire évoluer nos exploitations pour rester dans la course et être compétitifs. Pour les jeunes, ce sont les perspectives, la possibilité de penser des projets, de les bâtir et de les réaliser qui rendent le métier attrayant. »

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