Réussir porc 16 octobre 2014 à 08h00 | Par La rédaction

Beaucoup d’études sur le mâle entier dans les élevages porcins en Europe

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Les études visent à s’assurer de l’acceptabilité de la viande provenant de porcs non-castrés, à s’accorder sur la signification de l’odeur de verrat et fournir des informations aux éleveurs.
Les études visent à s’assurer de l’acceptabilité de la viande provenant de porcs non-castrés, à s’accorder sur la signification de l’odeur de verrat et fournir des informations aux éleveurs. - © C. Gérard

Les instituts techniques européens participent à différents programmes de recherche initiés
sur la problématique du mâle entier. Patrick Chevillon, ingénieur à l’Ifip, en a décrit le contenu à Rennes le 18 septembre. Ces études visent à s’assurer de l’acceptabilité de la viande provenant de porcs non-castrés, à s’accorder sur la signification de l’odeur de verrat et fournir des informations aux éleveurs sur le sujet.
Les travaux doivent en outre permettre de mesurer le rapport coût/bénéfice de l’arrêt de la castration chirurgicale et établir une liste dérogatoire des productions spécifiques exigeant
des porcs castrés : porcs lourds, bio…

Boarcheck, la détection des odeurs

Ce programme dont le pilotage est confié à l’institut norvégien Nofima, a pour objectif la collecte d’informations sur les méthodes de détection, leur coût et leur performance. Après avoir écarté des techniques pour le moins « exotiques » (détection par des guêpes) ou impossibles à mettre en œuvre (spectrométrie), l’institut a retenu la méthode du nez humain (human nose) avec de gros soucis dans le choix « d’experts référents » manquant de légitimité et des soucis de financements qui laissent peu d’espoir sur les conclusions devant être remises en début d’année 2015.

Patrick Chevillon, ingénieur Ifip.
Patrick Chevillon, ingénieur Ifip. - © C. Gérard

Campig, l’acceptante des consommateurs

Le Consumer acceptance meat of male pig (Campig) doit réaliser différents tests auprès de consommateurs pour évaluer l’acceptabilité des viandes de mâles entiers. Confié à l’université de Wageningen, aux Pays-Bas, il réunit neuf participants, dont l’Ifip.
L’Espagne, consciente de l’enjeu en particulier pour ses exportations, s’est jointe au groupe, sachant que des tests auprès de consommateurs ont été réalisés en Europe mais aussi en Chine et autres pays tiers. En plus de ces programmes européens, des recherches nationales sont activement mises en place. Aux Pays-Bas, elles portent sur toute la chaîne de production des mâles entiers, de l’élevage à l’acceptabilité en passant par la détection sur la chaîne. En Espagne, l’accent de recherche est mis sur les performances des nez humains. En Allemagne (université de Göttingen), un vaste programme de recherche est en cours tandis qu’en Belgique, où l’Improvac est un peu utilisé, l’institut Ilvo a aussi lancé un programme de recherche tous azimuts. Au Danemark, compte tenu de l’activité export, les chercheurs travaillent sur une cartographie des différentes pièces de découpe à risque. Enfin, en France, l’Ifip a déjà terminé différentes études sur la génétique (programme Utopige), les besoins nutritionnels des mâles entiers, et la détection par les nez humains, études pour la plupart déjà publiées.

Le site internet européen Alternatives for pig castration est dédié à la problématique des porcs mâles entiers.

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