Réussir porc 08 mai 2007 à 14h57 | Par Dominique Poilvet

Autorenouvellement - Raisonner le choix de production des cochettes de façon technique et économique

Le choix de produire ses cochettes doit tenir compte à la fois du gain de marge éventuel et du risque de retard génétique par rapport à l´achat à 110 kg.

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Une étude des chambres d´agriculture de Bretagne, menée par Hervé Pellois et présentée lors des 39e Journées de la recherche porcine*, donne un avantage de 51 à 54 euros par truie présente et par an à l´autorenouvellement fermé (croisement alternatif et noyau de grands parentaux fermé), par rapport à l´achat de cochettes à 110 kg. Cet avantage descend à 21 euros pour l´autorenouvellement avec un noyau de grands parentaux ouvert. L´achat de cochettes à 8 kg pénalise la marge par truie de 20 euros. « Ces résultats sont obtenus sous l´hypothèse de performances techniques et niveaux génétiques équivalents », prévient Hervé Pellois, co-auteur de l´étude. Dans cette enquête réalisée auprès de 74 élevages de Bretagne et des Pays de la Loire, les performances techniques de reproduction sont effectivement similaires entre les différents types de renouvellement. « Mais la prise en compte d´un probable retard génétique dans certaines pratiques d´autorenouvellement pourrait niveler les écarts de marges constatés. »

Un retard génétique redouté essentiellement pour le croisement alternatif, selon une enquête auprès de techniciens. Le surplus de logement nécessaire et de travail, ainsi que la mise en place de techniques spécifiques sont également mis en avant pour les autres modes d´autorenouvellement. « Les enquêtes en élevages révèlent de fréquentes simplifications de procédures, des pratiques à risques, l´absence de quarantaine et peu de précautions pour éviter la consanguinité. »
En revanche, les difficultés sanitaires sont évoquées en cas d´achat à l´extérieur. « Les changements de multiplicateurs sont fréquents, et la connaissance des pratiques et des conditions sanitaires des multiplicateurs est très limitée », souligne Hervé Pellois. « A chacun de trouver sa voie en fonction de sa disponibilité en bâtiments et en main-d´oeuvre, de ses objectifs, de ses goûts et de l´état sanitaire de son troupeau », conclut l´étude.

* qui se sont déroulées du 6 au 8 février 2007.

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