Réussir porc 31 janvier 2017 à 08h00 | Par Claudine Gérard

Airfaf Pays de la Loire s'intéresse aux protéines végétales françaises

La réunion technique organisée par Airfaf Pays de la Loire, à Landemont dans le Maine-et-Loire fin novembre 2016, a été consacrée aux protéines végétales pouvant potentiellement remplacer le soja dans les formules d’aliments pour porcs.

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L'intérêt agronomique et économique des légumineuses n'est pas encore au rendez-vous.
L'intérêt agronomique et économique des légumineuses n'est pas encore au rendez-vous. - © Claudine Gérard

« Je souhaitais faire participer davantage les entreprises à nos réunions Airfaf et solliciter nos adhérents sur les thèmes retenus », résumait Mathieu Fonteneau, président d’Airfaf des Pays de la Loire. Au cours de la dernière assemblée générale de l’association des éleveurs fafeurs, ceux-ci avaient voté pour « élire » l’un des thèmes proposés par les partenaires. C’est Nutréa, avec sa proposition de réflexion sur les différentes sources protéiques disponibles et le plan protéique européen qui a été retenu. La réunion s’est donc tenue à Landemont, sur le site de l’usine que les éleveurs ont pu visiter en détail. Nathalie Jan, responsable FAF Nutréa, a débuté son intervention par le point sur le plan protéines végétales, France-Europe 2014-2020, et les aides en place pour favoriser un développement des cultures.

- © Infographie Réussir

En France, le plan prévoit une enveloppe globale de 49 millions d’euros (M€) d’aides couplées pour la mise en culture de pois, lupin, féveroles (35 M€), de soja (6 M€) et légumineuses fourragères (luzerne, trèfle… 8 M€), avec un montant minimum unitaire de l’aide de 100 euros par hectare. Après avoir détaillé les conditions d’attribution de ces aides, elle a passé en revue toutes les sources disponibles, aptes à remplacer tout ou partie du soja importé dans les formules d’aliment porc. Pour finir par une synthèse sur les prix d’intérêt de chacune d’elles. Sans grande surprise, l’étude conclut que, dans le contexte actuel des prix des matières premières (novembre 2016), seuls les tourteaux de colza et de tournesol peuvent présenter un intérêt économique dans les formules. Le pois et la féverole ont encore un prix (cours du jour) supérieur à leur prix d’intérêt. Un handicap majeur qui s’ajoute aux autres « handicaps » potentiels de ces légumineuses, handicaps agronomiques, nutritionnels (appétence, déficit en tryptophane…). Bref, un contexte qui ne va probablement pas encourager les fafeurs à développer ce type de culture, même en présence de soutiens prévus par ce plan protéines soutenu par Stéphane Le Foll.

Le président d’Airfaf a annoncé la tenue de la prochaine réunion technique en partenariat cette fois avec Vitalac qui apportera son expertise dans le domaine du maïs humide.

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