Réussir porc 19 février 2008 à 14h27 | Par C.Gérard

A St Sulpice des Landes, en Loire Atlantique - Le programme sanitaire de Nucléus s'enrichit d'un nouveau site

Nucléus vient d’achever un bâtiment à Saint-Sulpice des Landes, en Loire Atlantique. L’objectifde ce bloc est d’élever dans une « bulle sanitaire » les porcelets issus des meilleures truies des différentes lignées et obtenus par hystérectomie.

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Ce bloc naisseur engraisseur de 72 truies permet d'élever sous filtration des porcelets de très haut niveau génétique des différentes ligénes Nucléus
Ce bloc naisseur engraisseur de 72 truies permet d'élever sous filtration des porcelets de très haut niveau génétique des différentes ligénes Nucléus - © CG

Le site de Saint-Sulpice que vient d’achever Nucléus a une fonction tout à fait unique qui justifie les choix techniques qui y ont été faits. Ce bloc de 72 truies va recevoir des porcelets obtenus des meilleures truies du schéma par hystérectomie et permettre de les élever dans un environnement sanitaire totalement contrôlé. « il ne s’agit pas ici de faire de la sélection, mais d’obtenir des animaux dont on sait que le potentiel génétique est exceptionnel, d’un très haut niveau sanitaire », explique Bernard Le Rossignol, responsable technique, aux sélectionneurs et multiplicateurs du schéma venus visiter l’installation le 20 décembre dernier.

Cet élevage est situé à 250 m du bloc opératoire dans lequel les truies issues des élevages de la tête de pyramide de Nucléus sont hystérectomiées, pour fournir des porcelets de très haute valeur génétique, indemnes de contaminants.

Tout ceci est en fait la base du programme sanitaire de Nucléus. Initié en 2001 par Nucléus sur ce site de Saint-Sulpice des Landes, la technique de l’hystérectomie acquise auprès de l’Afsaa consiste à extraire des porcelets de l’appareil génital de la mère à « haut statut génétique » avant la naissance. Ainsi, ils ne se contaminent pas par une naissance par voie naturelle. Ils sont alors transférés sous atmosphère filtrée sous des truies receveuses de « haut statut sanitaire » dans un élevage totalement protégé. Cette manipulation permet l’obtention d’animaux de très fort potentiel génétique et d’une qualité sanitaire exceptionnelle.

La technique est en place depuis 2001. Mais les porcelets étaient, jusqu’à présent, transférés dans un élevage voisin de seulement une dizaine de mètres du bloc opératoire, une situation jugée à risque par Hervé Pirouelle, vétérinaire Nucléus : « Les truies à hystérectomier arrivent au bloc en provenance de plusieurs élevages de sélection.Même si le bâtiment qui élève les porcelets issus de ces truies est sous filtration, bénéficie de toutes les normes de biosécu-rité, et n’a jamais été contaminé, nous estimons qu’une telle proximité entre le bloc opératoire et l’élevage pouvait constituer un risque. »

DES OPTIONS PRISES POUR RECEVOIR DES PORCELETS TOUTES LES SEPT SEMAINES Avec 72 truies, le nouvel élevage fonctionnera en 4 bandes de 24 truies qui, toutes les 7 semaines, recevront — par transfert sécurisé en provenance du bloc opératoire — 45 à 50 mâles et quelques femelles des différents types génétiques Nucléus, porcelets issus de la tête de pyramide de sélection. À chaque bande, ce seront ainsi 290 porcelets issus de truies donneuses, mais aussi des receveuses, qui seront sevrés. Des contrôles sérologiques et bactériologiques systématiques permettront de s’assurer de leur statut sanitaire, tandis que des mesures de consommation et de croissances permettront les contrôles des performances. Ce fonctionnement a conditionné toute la conception de l’élevage. Celui-ci fonctionne évidemment en circuit fermé : aucune introduction de semence, d’animaux, un peuplement en une fois de truies Large White assainies (en provenance du Gaec de la Viette, dans la Manche), le tout, bien sûr sous filtration totale. Pour le reste, l’élevage a tout d’un élevage conventionnel, à l’exception de quelques aménagements qui permettront le contrôle des performances. De plus, l’élevage possède une salle de contrôle et un ring de présentation largement vitré qui permettra de voir ces animaux de haut statut sanitaire. Comme aujourd’hui, les mâles seront destinés avant tout au CIA Cobiporc de Mésanger, qui abrite 38 verrats grand parentaux et 88 verrats terminaux et les cochettes au peuplement (ou repeuplement) d’élevages de sélection et de multiplication. !

 

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