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« Les antibios, comme il faut, quand il faut. » : une campagne à destination de tous les éleveurs et leurs vétérinaires

Le ministère de l'Agriculture et de l'Alimentation diffuse, tout au long des mois de novembre et décembre 2020, la campagne de communication du plan Ecoantibio 2 dans la presse spécialisée, déclinée autour du message « Les antibios, comme il faut, quand il faut ». Elle s'adresse aux éleveurs des différentes filières de productions animales, aux vétérinaires ainsi qu'aux propriétaires d'animaux de compagnie.

Cette campagne, qui vise à maintenir la mobilisation de tous sur le bon usage des antibiotiques vétérinaires, met l'accent sur la biosécurité, la vaccination et le bien-être animal pour prévenir les maladies et l'usage des antibiotiques.

3 bonnes raisons de limiter le recours aux antibiotiques

  • Pour pouvoir continuer à les utiliser dans le futur

Trop d’antibiotiques tue l’effet des antibiotiques. Un usage fréquent ou répété d’antibiotiques augmente le risque de rendre résistantes les bactéries pathogènes qu’ils doivent combattre.
Connue tant en médecine humaine que vétérinaire, l’antibiorésistance est un défi majeur car peu d’alternatives existent lorsqu’un antibiotique devient inefficace.

Diminuer l’usage des antibiotiques et les utiliser à bon escient permet de préserver leur efficacité.

  • Préserver et renforcer la performance de l’élevage sur le long terme

Utiliser des antibiotiques n’est pas meilleur marché que d’investir dans les bonnes pratiques. La mise en place de mesures de prévention est un investissement à long terme qui permet d’améliorer durablement la performance sanitaire, technique et économique de l’élevage. Le vétérinaire peut conseiller et accompagner le renforcement des mesures de prévention.

Diminuer l’usage des antibiotiques, c'est accroître la performance globale de l’exploitation. Diminuer l’usage des antibiotiques et améliorer la performance globale d'une exploitation est possible.

  • C'est favoriser la santé de tous

Moins d’antibiotiques, c’est moins de risque de résistances chez les bactéries qui circulent entre les animaux, les humains et l’environnement des fermes. C'est également protéger le consommateur et l’environnement.

Comment limiter le recours aux antibiotiques ?

  • Améliorer la prévention des maladies, notamment par l’hygiène et la biosécurité dans les élevages

La mise en œuvre de mesures de biosécurité et d’hygiène dans les élevages, ainsi qu’au sein des établissements de soins vétérinaires, permet de réduire l’introduction et la dissémination des organismes pathogènes.

  • Maintenir les animaux en bonne santé grâce à la vaccination et en améliorant leurs conditions de vie

La vaccination des animaux contribue à la prévention sanitaire. Les effets positifs de la vaccination sont démontrés.
Elle doit être couplée à de bonnes pratiques d’élevage : qualité de l’alimentation, de l’eau de boisson, du logement. Le bien-être des animaux contribue également à leur bonne santé.

  • Soutenir la recherche pour favoriser l’accès à des produits de santé efficaces et économiques, autres que les antibiotiques

La recherche dans le domaine des traitements alternatifs permettant de lutter contre les bactéries (phytothérapie, aromathérapie, phagothérapie…) sera développée.

 

La mobilisation des éleveurs, des propriétaires d’animaux de compagnie, des vétérinaires et de tous les acteurs du sanitaire en élevage est essentielle pour relever ce défi.