Le prix du colza grimpe malgré les pluies, le soja en hausse à Chicago
Les prix du soja ont fortement progressé dans le monde cette semaine. Le colza en France a aussi gagné fortement du terrain, avec des pluies qui ont enfin permis le début des semis. La géopolitique a énormément pesé (entre conflit au Moyen-Orient et violence des frappes dans celui opposant l’Ukraine et la Russie, notamment sur des infrastructures agricoles dans les ports mais aussi sur des camions sur les routes). Le tournesol a perdu quelques euros/tonne sur la semaine.
Les prix du soja ont fortement progressé dans le monde cette semaine. Le colza en France a aussi gagné fortement du terrain, avec des pluies qui ont enfin permis le début des semis. La géopolitique a énormément pesé (entre conflit au Moyen-Orient et violence des frappes dans celui opposant l’Ukraine et la Russie, notamment sur des infrastructures agricoles dans les ports mais aussi sur des camions sur les routes). Le tournesol a perdu quelques euros/tonne sur la semaine.
Les cours du colza se sont nettement repris
Les cours du colza sur Euronext ont nettement progressé sur la période allant du 24 au 31 août 2026 sur Euronext, passant de 522 €/t à 544,25 €/t sur l’échéance de novembre (+ 22,25 €/t). Même phénomène en colza Fob Moselle (+ 22,25 €/t à 544,25 €/t) pour la période octobre novembre. Les pluies apparues de façon plus soutenue en France ont permis d’accélérer le rythme de semis, dans des conditions qui demeurent difficiles. « Les pluies significatives observées depuis 1 à 2 semaines ont été salutaires pour les semis de colzas. Toutefois, tous les secteurs n’ont pas été généreusement arrosés et le bilan des implantations ne pourra être fait qu’au début de l’automne » a précisé cette semaine Terres Inovia. A surveiller désormais : les premières levées. Et la grande question à venir : quelle sole finale en colza dans l’Hexagone ? A surveiller également : la production de canola en Australie qui, malgré une hausse des assolements, pourrait être inférieure aux prévisions selon l’Abares (le FranceAgriMer australien).
Des prix du tournesol en baisse en France
Le prix du tournesol oléique en rendu Saint-Nazaire, sa place de référence sur le marché physique français, ont un peu baissé pour la semaine allant du 24 au 31 août 2026, à 582,50 €/t (- 5 €/t). Du côté international, la difficulté est toujours aussi grande pour la zone mer Noire à expédier des marchandises (l’Ukraine est un des plus gros exportateurs d’huile de tournesol) en raison des frappes très violentes entre la Russie et l’Ukraine, notamment sur les infrastructures portuaires. En France, on commence les premières coupes, avec des conditions de culture qui n’augurent rien de très bon. Le marché est par ailleurs assez calme : peu d’offre et des acheteurs qui ne sont pas prêts à payer les prix affichés.
Les cours du soja ont très fortement augmenté cette semaine
À Chicago, les cours du soja sur le CBOT ont progressé entre le 24 et le 31 août 2026, passant de 1 224,25 cts$/boisseau à 1 288 cts$/boisseau sur l’échéance de novembre 2026, la plus traitée. Les termes de janvier et mars 2027 sont désormais les deuxième et troisième échéances les plus traitées sur le marché : ils ont tous deux clôturé également en hausse sur la semaine. L’échéance de janvier 2027 a clôturé à deux reprises au-dessus des 1 300 cts$/boiss. cette semaine. Les difficultés d’exportation de la zone mer Noire, accentuées par des déclarations du président de la Russie sur le fait que les frappes allaient être renforcées, ont énormément pesé sur les cours. La Chine continue ses achats en origine Etats-Unis. La hausse des prix du pétrole a aussi soutenu le marché. Les conditions de culture bonnes à excellentes se sont encore dégradées, la semaine passée selon l’USDA. L’immense majorité des sojas en sont au stade de remplissage des gousses.
Marché très calme en protéagineux
Sur le marché physique français, les pois fourragers ont progressé entre le 24 et le 31 août 2026. Le rendu Pontivy-Guingamp a ainsi gagné 13 €/t en quinze jours. La féverole fourragère n’est quant à elle pas cotée cette semaine. Le marché n’est pas très animé. La production n’est pas attendue pléthorique cette année et les agriculteurs ont tendance à conserver leur récolte pour la transformer à la ferme.
Cet article a été écrit par les journalistes spécialisés de La Dépêche-Le Petit Meunier, qui accompagne depuis 1938 les opérateurs du commerce des grains.