« Nous traitons l’eau de pluie pour abreuver nos vaches », dans le Doubs
Le Gaec de La Vie, dans le Doubs, s’est équipé d’un système de filtration des eaux de pluie pour abreuver les vaches laitières et les génisses en stabulation et à la pâture. Une solution permettant de réduire la facture, tout en maintenant la qualité sanitaire de l’eau.
Le Gaec de La Vie, dans le Doubs, s’est équipé d’un système de filtration des eaux de pluie pour abreuver les vaches laitières et les génisses en stabulation et à la pâture. Une solution permettant de réduire la facture, tout en maintenant la qualité sanitaire de l’eau.
« Afin de réduire notre facture d’eau, nous nous sommes équipés d’un système de filtration de l’eau de pluie qui alimente l’ensemble du réseau d’eau de l’exploitation. Nous avions deux contraintes : avoir une eau exempte de bactéries car nous livrons du lait cru pour la fabrication de comté et ne pas avoir une eau totalement déminéralisée pour assurer l’apport aux vaches et aux génisses.
L’eau de pluie subit deux filtrations et deux traitements
La solution Ekorain de l’entreprise Ocene propose un système de tampon avec l’eau du réseau. L’eau distribuée contient 15 % d’eau du réseau permettant de garder un apport de minéraux, de prendre facilement le relais en cas de périodes sans pluie et d’éviter les dépôts dans les canalisations et par conséquent les risques bactériologiques.
L’eau est récupérée sur les toitures de la stabulation et du stockage de foin, pour une superficie totale de 3 500 m². Elle est stockée dans deux cuves en acier de 100 m3, permettant une autonomie d’un mois.
L’eau subit une double filtration, à sable puis à charbon. Elle est ensuite traitée à l’aide d’une lampe UV, qui permet de tuer les bactéries et d’utiliser moins de chlore avec la pompe à chlore : la dernière étape. L’eau est certifiée potable pour le lavage des installations de traite. Une fois par semaine, les filtres s’autorégénèrent. Un flux d’eau passe en sens inverse et part dans les égouts.
Sur l’exploitation, nous avions d’importants soucis de pression. Même équipés d’un réducteur de pression, nous avions constamment des fuites. La pompe est maintenant sur variateur. Elle se coupe quand il n’y a pas de demande d’eau.
Un investissement de 55 000 euros
L’installation a coûté 55 000 euros : 30 000 euros pour les cuves, subventionnées à 25 % et 25 000 euros pour le système de traitement, subventionné à 30 %.
À cela s’ajoute un local de 15 m² pour accueillir une cuve tampon de 5 m3 et les filtres. Les cuves de stockage, elles, sont enterrées.
Nous n’avons pas encore le recul sur une année complète, mais le système est calibré pour réduire de 85 % la consommation d’eau à son plein potentiel. Avant la mise en route, notre facture totale d’eau s’élevait à 8 000 euros par an, soit une économie pouvant aller jusqu’à 6 800 euros. Les années de sécheresse ne nous permettront pas d’atteindre le plein potentiel du système mais nous avons la chance d’être dans une région qui reste pluvieuse. »