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Les bonnes pratiques d’utilisation du DAL

La vie collective imposée par le DAL accroît les risques sanitaires. Une bonne gestion des lots de veaux, une surveillance attentive et une hygiène
rigoureuse sont donc indispensables.

Plusieurs de nos interlocuteurs ne cachent pas leurs réserves vis-àvis du distributeur automatique de lait (DAL). « Cet outil pose des problèmes », affirme d’emblée Benoît Michenot, technicien au GDS de Loire-Atlantique. Mais, plus que l’équipement lui-même, ce sont les pratiques d’utilisation qui sont à l’origine des soucis sanitaires qu’il observe régulièrement dans les élevages. « Objectivement, un nombre assez conséquent d’élevages équipés de DAL a des difficultés à maîtriser les troubles respiratoires. Une majorité d’entre eux sont obligés de mettre en place des protocoles vaccinaux », ajoute-t-il.

« Il y a des élevages où le DAL fonctionne très bien et d’autres qui le démontent au bout de deux ans », complète Stéphane Daval, vétérinaire technique chez Merial, après avoir longtemps exercé dans un cabinet en Loire-Atlantique. « Il faut voir aussi le côté positif du DAL, qui permet parfois de régler des problèmes liés aux bonnes pratiques de préparation de la buvée avec la distribution aux seaux, observe Julien Jurquet, de l’Institut de l’élevage. À partir du moment où on s’assure de son bon fonctionnement, le DAL a le mérite de faire une préparation homogène et à la bonne température. »

Idéalement, pas avant l’âge de trois semaines

Pour les trois experts, le bon usage du DAL passe d’une part par la « bonne gestion des lots de veaux », d’autre part par des « pratiques bien calées ». Dans l’idéal, ils estiment qu’il ne faudrait pas mettre des veaux en cases collectives avant l’âge de trois semaines. « Quand on met des veaux de cinq à six jours dans des grands lots où il y a des phénomènes de concurrence, où les écarts sont importants sur les plans comportemental, physiologique, statut immunitaire…, avec un outil qui favorise la propagation des pathologies, on s’expose à de grosses difficultés », affirme Benoît Michenot.

« Certains éleveurs arrivent à réduire ce délai, parfois jusqu’à sept jours, mais cela nécessite une bonne maîtrise sanitaire, c’està- dire une parfaite maîtrise du transfert immunitaire (confort et alimentation des vaches taries, distribution du colostrum, vaccination des vaches…), nuance Stéphane Daval. Lorsqu’on installe un DAL, il faut maîtriser les aspects sanitaires parce qu’il est un amplificateur de problèmes existants. »

« Partant du principe de réalité que l’éleveur s’équipe d’un DAL pour se simplifier la vie et donc souhaite l’utiliser dès que possible, on peut accepter de mettre les veaux en cases collectives avec DAL au bout de cinq-sept jours, mais en constituant un lot dont l’écart d’âge entre les veaux est inférieur à trois semaines, voire moins si c’est possible », affirme pour sa part Julien Jurquet...

Retrouvez cet article dans son intégralité dans le numéro de septembre de Réussir Lait, pages 108 à 110.

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