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Communiquer pour réduire les problèmes de voisinage

À La Chevrolière, dans l’agglomération nantaise, les agriculteurs se sont
mobilisés pour rencontrer la population et réduire les problèmes de voisinage.

"Chaque année depuis que je suis adjointe au maire en charge de l’agriculture et l’environnement, je reçois des appels téléphoniques de nouveaux habitants qui s’inquiètent de certaines pratiques des agriculteurs, explique Sophie Clouet, éleveuse en bovin lait biologique et élue de la mairie de La Chevrolière, en Loire-Atlantique. Ils parlent d’odeurs et de mouches, des champs de couleur orange lors de la destruction des couverts au printemps, du bruit des moteurs d’irrigation, de l’irrigation elle-même… Ils veulent savoir à quoi cela est dû et si ces pratiques sont légales. »

Située à quinze kilomètres de Nantes, La Chevrolière est ce qu’on appelle une commune péri-urbaine. Si elle compte encore une trentaine d’exploitations agricoles, en lait, bovins viande, maraîchage, vigne, porcs, volailles, chèvres…, une part croissante de la population est aujourd’hui d’origine urbaine. «Ces nouveaux habitants ne connaissent pas du tout l’agriculture, constate Sophie Clouet. Et même parmi ceux qui sont issus du milieu rural, beaucoup ont perdu tout contact avec l’activité agricole. 65 % des enfants vivants en milieu rural n’ont jamais mis les pieds dans une ferme! C’est pourquoi nous avons souhaité faire se rencontrer les agriculteurs et les habitants. L’idée était de présenter notre activité et de favoriser les échanges pour faire cesser les incompréhensions, ceci dans un cadre ludique et convivial. »


Changer le regard sur l'agriculture

Du 2 au 7 avril, dans le cadre de la semaine du Développement durable, des agriculteurs, élus, salariés de Cuma, associations… ont donc organisé une série d’animations autour de l’agriculture, les Ruralies chevrolines. « 80 personnes ont suivi le projet pendant quatre mois, précise Sophie Clouet. Sept exploitations ont notamment été directement impliquées. »

Les habitants ont participé à plusieurs visites d’exploitations, pendant lesquelles tous les sujets ont été abordés : l’alimentation et la conduite des animaux, les traitements vétérinaires et phytosanitaires, la traçabilité, les contrôles, le travail, la rémunération…

Près de 500 personnes ont participé à une randonnée pédestre passant sur des parcelles de sept exploitations, avec sur chacune des panneaux expliquant la culture, les interventions, des panneaux Certiphyto, des expositions de matériel agricole, des profils pédologiques…

Une quarantaine d’habitants ont assisté à la traite du samedi matin, avec petit-déjeuner à la ferme. D’autres animations étaient organisées autour des produits locaux, avec un marché de producteurs et un menu spécial « filières courtes » au restaurant scolaire.

Enfin, les habitants ont pu assister au spectacle humoristique de Patrick Cosnet sur la qualité du lait « D’une seule traite ».

« L’opération a répondu aux objectifs que nous nous étions fixés, estime Sophie Clouet, à savoir permettre les échanges entre les populations et faire un peu de pédagogie sur la vie des agriculteurs. Les habitants ont apprécié les panneaux expliquant les cultures et aussi de pouvoir discuter avec les agriculteurs. Les échanges se sont en général bien passés. Nous avons reçu beaucoup de messages pour nous remercier de ces journées. » Face au succès de l’opération, celle-ci pourrait donc être désormais renouvelée tous les deux ans.

Du temps et de la pédagogie

80 personnes ont participé à l’organisation des Ruralies Chevrolines qui ont reçu aussi l’appui de la chambre d’agriculture (panneaux Certiphyto…) ainsi que de nombreux bénévoles. Sophie Clouet, qui a été formatrice pour adultes dans un CFPPA de Normandie puis à l’ADPS de Vendée (formation continue), y a notamment consacré beaucoup de temps. En plus de chapeauter toute l’opération, c’est elle qui a conçu les panneaux explicatifs présentés tout au long de la semaine.

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