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L'hypothèse d'un nouveau virus responsable de diarrhées et de chutes de production reste à confirmer

La présence d’un virus apparenté à celui de Schmallenberg dans les élevages suisses amène des questions en France, où des élevages ont subi des épisodes de diarrhée et de chute de production laitière. Un lien encore au stade de l’hypothèse.

<em class="placeholder">Elevage laitier dans le Doubs. Vaches montbéliardes au pâturage. Herbe. Troupeau de bovins lait.</em>
Les analyses réalisées ont mis en évidence la présence d'un virus apparenté à celui de Schmallenberg mais sa responsabilité dans les pathologies observées sur le terrain n'est pas confirmée à ce jour.
© Réussir SA

Depuis la fin du mois de juin, des épisodes de diarrhée et de chute de lait ont été observés dans des élevages dans le Jura, le Doubs et maintenant en Savoie. Ces symptômes ont dans un premier temps été attribués aux épisodes de chaleur. Ils suscitent maintenant quelques interrogations d’une part à cause de leur persistance, cela après la baisse de l’intensité de la canicule. Et, par les observations provenant de la Suisse, qui mettent en évidence dans les troupeaux la présence d’un virus apparenté à celui de Schmallenberg dont la transmission se fait probablement via des moucherons de genre culicoïdes.

Pas de confirmation que le virus soit responsable des symptômes observés

Pour l’instant, en France, peu d’élevages ont été touchés par les symptômes et ces derniers durent seulement quelques jours. En fait, la circulation de ce virus n’en est qu’au stade de l’hypothèse et des analyses sont réalisées pour approfondir le sujet.

Les premiers prélèvements sur des fèces de vaches présentant des diarrhées aiguës, réalisés dans le département du Doubs, sont revenus négatifs. Face à de nouveaux cas, des prélèvements ont été effectués sur des animaux en phase fébrile et/ou de baisse de production. Ces analyses ont mis en évidence la présence d’un virus apparenté au virus de Schmallenberg (Orthobunyavirus). Ces résultats doivent être affinés. Mais pour autant, il faut nuancer ces résultats. « Les conditions climatiques compliquées ont pu affaiblir les animaux, les rendant plus susceptibles de tomber malades », relativise Alexandre Dimberton, président du groupement technique vétérinaire de Bourgogne-Franche-Comté. Les tests PCR permettent de détecter beaucoup d’éléments, mais cela ne confirme pas que le virus soit responsable des maladies. »

Dans les élevages suisses, où des symptômes similaires de fièvre, de diarrhée et de baisse de la production laitière ont été observés, les analyses ont aussi mis en évidence la présence d’orthobunyavirus. Des analyses sont en cours afin de définir si ce virus est bel et bien responsable des maladies observées.

« A ce stade, la situation n’est pas alarmante, considère le vétérinaire. Nous sensibilisons les vétérinaires sur la situation afin de faire remonter des prélèvements qui seront analysés à l’école vétérinaire de Toulouse ».

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