Réussir lait 12 octobre 2016 à 08h00 | Par Annick Conté

Un revenu négatif pour la moitié des éleveurs spécialisés

Les estimations de revenu 2016 de l’Institut de l’élevage, réalisées sur des fermes des réseaux d’élevages, sont catastrophiques.

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Les exploitations associant la production laitière et les grandes cultures se voient doublement pénalisées.
Les exploitations associant la production laitière et les grandes cultures se voient doublement pénalisées. - © Costie Pruilh

Dans les élevages spécialisés de plaine, le résultat courant avant impôt et cotisations sociales (RCAI) décroche en 2016 de 12 000 €/UMO exploitant. Cette baisse vient se cumuler à celle observée en 2015 (20 000 €/UMO). Au final, d’après les estimations de l’Institut de l’élevage, le RCAI de ces élevages spécialisés serait quasi nul avec 2 500 €/UMO. Un montant qui ne couvre même pas les cotisations sociales ! Il serait même négatif pour 41 % des 100 exploitations de l’échantillon. Des exploitations des réseaux d’élevages (Inosys), plus grandes que la moyenne et plutôt plus performantes : elles détiennent en moyenne 78 vaches laitières, 104 ha de SAU dont 77 ha de SFP, vendent 591 000 litres, pour 2,3 UMO dont 2 UMO exploitant.

La double peine pour les exploitations de polyculture-élevage laitier

"Les effets de trois baisses se cumulent : celle du prix du lait estimée à 26 €/1 000 litres en 2016 (1), celle du produit des cultures et celle des aides. Ni une légère baisse des charges, ni le plan de soutien à l’élevage (intégré pour un montant d’environ 2500 €) ne permettent de compenser les pertes de produits", analyse l’Institut de l’élevage. Ainsi, "les trésoreries déjà négatives en début d’année pour beaucoup se dégradent rapidement". Il souligne toutefois que « ces évolutions moyennes masquent comme toujours de fortes disparités. » Et précise que l’impact éventuel du déficit hydrique de fin d’été sur le rendement de maïs ensilage et la production d’automne des prairies dans certaines régions n’a pas été pris en compte dans ses prévisions.

Quant aux exploitations associant la production laitière et les grandes cultures, elles se voient doublement pénalisées. Sur un échantillon de 46 exploitations du réseau d’élevage, la baisse du RCAI pourrait atteindre 26 000 €/UMO exploitant pour devenir négatif (- 4 000 €/UMO).

- © Infographie Réussir

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