Réussir lait 28 novembre 2016 à 08h00 | Par Dossier de la rédaction

Quelle place pour les vaccins ?

Utilisés dans les règles de l’art, les vaccins sont un bon outil de prévention sans pour autant être une assurance tout risque.

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Un moyen de réduire les antibiotiques.
Un moyen de réduire les antibiotiques. - © F. Mechekour

Réduire les pertes d’animaux, les frais vétérinaires, l’utilisation de médicaments, mais aussi la charge de travail et le stress dans vos élevages où la main-d’oeuvre devient de plus en plus un facteur limitant… Cela passe par une vraie stratégie de prévention.

Elle s’appuie très souvent sur trois leviers fondamentaux à savoir : une bonne gestion de l’alimentation, de l’ambiance dans les bâtiments et de l’hygiène.

C’est effectivement un prérequis primordial mais pas toujours suffisant. La vaccination peut compléter l’arsenal préventif, voire dans quelques cas curatifs, à condition bien sûr que les autres facteurs de risques soient maîtrisés.

Elle permet d’augmenter l’immunité de l’animal mais aussi d’agir au niveau collectif en réduisant la pression infectieuse et la circulation de l’agent pathogène dans l’élevage.

C’est également un levier puissant pour diminuer l’utilisation des antibiotiques et lutter contre les risques d’antibiorésistance. La promotion de la vaccination est d’ailleurs l’une des mesures phares du plan Écoantibio 2012-2017.

Comment optimiser l’utilisation des vaccins ? Il faut savoir que les laboratoires proposent actuellement des vaccins pour 25 cibles infectieuses (virus et bactéries). Autrement dit, en dehors de ces cibles, le vaccin est inefficace.

La meilleure stratégie de lutte ou de prévention des maladies se décide avec son vétérinaire. C’est lui qui réalisera la prescription du ou des vaccins le(s) plus adapté(s) à l’élevage. Au-delà des plans de vaccination obligatoires mis en place dans certaines régions pour éradiquer l’IBR et le BVD, son intérêt doit donc être étudié au cas par cas pour chaque pathologie en mesurant les bénéfices apportés au regard des pertes potentielles (animaux, production) et du coût de la vaccination, et en incluant dans les deux cas l’impact sur la charge et les conditions de travail.

Mais, attention, pour éviter les grosses déceptions, la vaccination ne doit pas être considérée comme une assurance tout risque contre une maladie, surtout lorsqu’elle est polyfactorielle (plusieurs agents pathogènes en cause…).

Par ailleurs, son efficacité dépend de nombreux facteurs comme le respect du protocole d’utilisation, l’utilisation de matériel approprié (seringue à usage unique…), la bonne santé des animaux vaccinés, la qualité de conservation des vaccins…

SOMMAIRE DU DOSSIER

PAGE 28 : « La vaccination doit être adaptée au cas par cas » - Gilles Foucras de l’ENV de Toulouse

PAGE 30 : L'immunité adaptative au coeur de la vaccination

PAGE 32 : Tour d’horizon des différents vaccins - Vivants atténués, délétés, vectorisés…

PAGE 34 : Des vaccins efficaces contre 25 cibles infectieuses - Propositions des laboratoires

PAGE 38 : Faites attention à protéger votre investissement ! - Diarrhées néonatales

PAGE 40 : « Nous vaccinons contre le RSV » - Au Gaec des Fenassiers, Côtes-d’Armor

PAGE 42 : Les outils pour une bonne vaccination - Seringue, aiguille, contention...

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