Réussir lait 20 juillet 2018 à 08h00 | Par Costie Pruilh

Quatre tests de la vie biologique des sols

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Réaliser les quatre tests prend entre 2,5 et 3 heures par parcelle.
Réaliser les quatre tests prend entre 2,5 et 3 heures par parcelle. - © Chambre d'agriculture de l'Eure

La "valise sol "de la chambre d’agriculture de l’Eure permet, à un coût moindre que les tests actuels, d’évaluer la vie des sols. Elle comprend quatre tests :

1- La mesure de la respiration du sol, plus précisément les quantités de CO2 émises par la vie biologique du sol (bactérie, champignons…).

2- La vitesse d’infiltration de l’eau.

3- La densité apparente.

4- Le test du ver de terre ou test moutarde pour comptabiliser ces marqueurs de la vie biologique du sol.

En 2017, un stagiaire a suivi une trentaine de parcelles dans l’Eure. "Les agriculteurs peuvent se servir en autonomie de la valise car les protocles sont simples et écrits, mais ils préfèrent que ce soit fait par une personne extérieure. Cela prend environ 2 heures sans le test de ver de terre, " précise Yann Pivain, de la chambre d’agriculture de l’Eure.

Créer un observatoire participatif

" La valise permet d’avoir une première approche des propriétés physiques et biologiques des sols, grâce à des tests moins longs et coûteux que les méthodes scientifiques (15 €/parcelle, contre 250 € pour les tests complexes). Les résultats sont aussi moins précis. Mais le projet est de constituer une base de données, explique-t-il. Plus le volume d’informations sera important, plus les valeurs prendront un sens. D’où l’idée de créer un observatoire participatif, comme l’Observatoire agricole de la biodiversité. Les agriculteurs et leurs conseillers pourront faire remonter les résultats sur une plateforme web qui reste à créer. Et le travail de l’observatoire sera de traiter les données pour qu’elles soients valorisables, pour du conseil par exemple. Aujourd’hui, nous commençons tout juste à alimenter un référentiel. Nous rentrons les données par type de sol, mais aussi par conduite agronomique : usage des effluents d’élevage, des résidus de cultures, de couverts, travail ou non du sol… Ainsi, nous pourrons mesurer des effets de pratiques agronomiques."

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