Réussir lait 21 juin 2002 à 11h01 | Par Annick Conté

Production laitière du Canada - Un quota ajusté aux besoins du marché intérieur

A l´opposé du système néo-zélandais qui mise tout sur le marché mondial, la filière laitière québecquoise gère l´offre en fonction du marché intérieur.

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L´assemblée générale des producteurs de lait organisée les 20 et 21 mars au Puy-en-Velay en Haute-Loire a permis de mieux connaître les conceptions radicalement opposées en matière de production laitière des Québecquois et des Néo-zélandais. Nous vous livrons ici la position québecquoise, au travers des propos d´André Belzile, directeur adjoint de la Fédération des producteurs de lait du Québec. La position néo-zélandaise fait l´objet d´un autre article.

Mise en marché collective
Avec 3 milliards de litres de lait, le Québec est la province du Canada qui a de loin la production laitière la plus importante.
« Le quota global au Canada est ajusté aux besoins du marché interne, a expliqué André Belzile. Chaque province reçoit sa part de quota. La part de quota du Québec est de 47 % ; auquel on ajoute le besoin en lait à boire pour obtenir le quota provincial. Celui-ci est réparti aux producteurs en kilos par jour de matière grasse. » Le quota peut être cédé en même temps que l´entreprise ou vendu indépendamment. Le système est centralisé avec une vente mensuelle de quota.
« Au Québec, la mise en marché est collective. Il y a un unique vendeur qui vend le lait aux cent usines du Québec. » Le prix est négocié pour toutes les usines par la fédération des producteurs de lait du Québec pour les cinq classes de lait existantes (1). Tous les producteurs sont donc payés au même prix moyen du mois (moyenne des cinq classes). De même, la fédération négocie avec une centaine d´entreprises de transport, le coût de transport du lait qui est à la charge des producteurs ; il est le même pour tous.

Pas de distorsion de concurrence
L´enjeu pour le Canada à l´OMC est donc « de faire reconnaître que la gestion de l´offre et la mise en marché collective ne créent pas de distorsion de concurrence. Pour nous, elles n´ont que des avantages. Elles nous permettent de garder des exploitations de taille « petite ». Et d´avoir des prix payés aux producteurs qui suivent la même courbe que les prix aux consommateurs, contrairement à ce qui se passe aux États-Unis. Pour nous, mondialisation ne signifie pas déréglementation du commerce. »


(1) fonction de la destination du lait

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