Réussir lait 18 mai 2011 à 01h00 | Par Isabelle Pailler

Planète lait - Planète lait - Des idées importées de Nouvelle-Zélande

Une vingtaine d’éleveurs du Finistère ont effectué récemment un séjour au pays des All-Blacks. Leur but : y chercher des techniques transposables en Bretagne dans leurs systèmes herbagers. Voici leurs témoignages.

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- © I. Pailler

Avec un prix du foncier élevé et, jusqu’en 2007, un prix du lait parmi les plus bas du monde, les Néo- Zélandais ont développé un système technique original : de grands troupeaux en vêlages groupés de printemps, une production calée sur la pousse de l’herbe, des coûts de production faibles et une excellente organisation du travail.

Une vingtaine d’éleveurs du Finistère sont allés étudier de plus près en janvier dernier les particularités techniques de ce système néo-zélandais. Des éleveurs habitués à se retrouver régulièrement et à mettre en commun les références disponibles sur les systèmes herbagers mondiaux les plus performants. Ils nous font partager leur expérience.

Des petites vaches bien adaptées au pâturage

Vu à Hamilton. Alain et Odile, à Guimiliau, sont enthousiastes. « Il y a dix-huit mois, après une formation en Angleterre, nous avons décidé de croiser nos grandes Holstein avec des taureaux jersiais. Nous voulions obtenir de petites vaches agressives au pâturage, légères et fertiles qui s’adaptent bien à notre système quasi tout herbe. » Ce choix a été confirmé par les visites en Nouvelle-Zélande, en particulier celle du centre de recherche de DairyNZ (1) à Hamilton. « Un chercheur, Kevin Macdonald, nous a présenté ses travaux sur le type génétique le mieux adapté au pâturage. Dans les essais, très vite, les souches américaines sont disqualifiées. Leur perte d’état est trop importante dans les systèmes pâturants. Les écarts se creusent de plus en plus au fil des trois premières lactations. Les performances de reproduction diminuent. C’est très pénalisant pour conserver des vêlages groupés. À présent, nous regardons d’un bon oeil nos premières génisses croisées. Elles sont, nous n’en doutons pas, le choix génétique adapté à notre manière de produire du lait à l’herbe les prochaines années. » (1) Organisme de recherche et développement similaire à l’Institut de l’élevage et aux chambres d’agriculture.

SOMMAIRE DE L'ARTICLE


Page 84 : Des petites vaches bien adaptées au pâturage


Page 85 : Séduits par des associations de chicorée, plantain et trèfle


Page 86 : Des génisses élevées à l’extérieur dès la naissance


Page 86 : Une organisation du travail redoutable


Page 87 : Des pistes pour sécuriser le système face à la sécheresse


Page 87 : Un mode d’organisation atypique transposable chez Jean-Charles

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