Réussir lait 06 juin 2018 à 08h00 | Par Revue laitière française

Les laits classiques se rebiffent

Le succès des laits de consommation spécifiques ne compense pas le recul des laits classiques. Sur ce créneau, les initiatives se multiplient pour le redynamiser.

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- © Bertrand Nicolas / Inra

Dans son ensemble, le marché total du lait de consommation (ventes grande distribution) a encore reculé sur un an: entre le premier trimestre 2018 par rapport au premier trimestre 2017, il baisse en volume de -2,4%. En valeur, il enregistre un +0,3%.

Certains créneaux sont en progression. Le lait pasteurisé et fermenté a récemment regagné du terrain (+1,2% en volume, +3,1% en valeur), mais cette tendance reste un épiphénomène au regard du segment poids lourd du lait longue conservation (LLC) qui continue de reculer en volume (-2,5%) mais affiche un +0,1% en valeur.

Les laits spécifiques - arômatisé, facile à digérer, biologique... - progressent en volume et en valeur : Toutefois, "la bonne orientation des laits spécifiques ne compense pas la baisse des volumes du demi-écrémé et de l'entier classiques", commente Gérald Saada, directeur marketing de Candia.

De multiples segments dans le lait longue conservation : 
Le marché total du lait de consommation (ventes en grande distribution) représente 2 milliards de litres et 1,88 milliards d'euros (cumul annuel mobile au 1er trimestre 2018). Le lait longue conservation (LLC) pèse 96% de ce marché en volume et 95% en valeur. Voici l'évolution de ces différents segments sur un an.
De multiples segments dans le lait longue conservation : Le marché total du lait de consommation (ventes en grande distribution) représente 2 milliards de litres et 1,88 milliards d'euros (cumul annuel mobile au 1er trimestre 2018). Le lait longue conservation (LLC) pèse 96% de ce marché en volume et 95% en valeur. Voici l'évolution de ces différents segments sur un an. - © Infographie Réussir

 

Face aux marques engagées, Lactel et Candia sortent du bois

Depuis quelques temps, des marques régionales et/ou éthiques se développent tout azymut (encore classées dans la catégorie du demi-écrémé classique). Elles auraient un impact encore limité, avec 4,5% des volumes du demi-écrémé (environ 65 millions de litres). "Elles n'apportent pas d'additionnel au marché. Il s'agit majoritairement de cannibalisation", ajoute Etienne Verdier, directeur marketing de Lactel. Certaines de ces marques sont peu valorisées (moins de 0,90 €/l). Aux dires des observateurs, certaines d'entre elles sont amenées à disparaître.

Les acteurs nationaux entendent réellement monter en gamme sur le demi-écrémé, comme l'illustre le lancement fin 2017 de l'Appel des prés de Lactalis. "Nous avons des objectifs très ambitieux", confie Etienne Verdier. Une campagne de communication est prévue cet été. De son côté, Candia vient de lancer Les Laitiers responsables.

La balance commerciale s'améliore

En 2017, les laiteries françaises ont conditionné 3,4 milliards de litres de lait (-2,6% par rapport à 2016). Les Français ont acheté 3,15 milliards de litres de lait de consommation, dont 2,4 milliards en grande distribution.

La France a exporté 343 millions de litres de lait conditionné (légère baisse) vers l'Italie, l'Espagne et la Chine. Les importations ont continué de fortement diminuer (-27%), grâce à la démarche "Lait collecté et conditionné en France" et à l'intérêt des consommateurs pour l'origine France et les laits locaux. L'excédent commercial s'améliore encore par rapport à 2016 (+18,7%) et atteint +123 millions d'euros en 2017.

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