Réussir lait 02 décembre 2014 à 08h00 | Par Emeline Bignon

Le pâturage d’automne génère des économies

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L’herbe
d’automne peut se révéler d’aussi bonne qualité que l’herbe de printemps si la conduite du pâturage d’été a permis de bien raser les parcelles.
L’herbe d’automne peut se révéler d’aussi bonne qualité que l’herbe de printemps si la conduite du pâturage d’été a permis de bien raser les parcelles. - © C. Pruilh

L’herbe d’automne a souvent mauvaise presse. « Pourtant, elle offre un potentiel de pousse non négligeable », a rappelé Didier Désarménien, de la chambre d’agriculture de la Mayenne, lors d’une conférence au Space sur les leviers de sécurisation alimentaires face aux aléas climatiques. « Selon les années, cela peut représenter entre 1 et 2,5 tMS/ha. » L’herbe
d’automne peut se révéler d’aussi bonne qualité que l’herbe de printemps si la conduite du pâturage d’été a permis de bien raser les parcelles. Les repousses d’automne affichent des valeurs alimentaires élevées, comparables à celles de l’herbe de printemps, voire même légèrement supérieures en azote. On peut tabler sur une valeur de 0,95 UFL/kgMS, et de l’ordre de 140 et 110 g/kgMS pour les PDIN et PDIE. Si la proportion de repousses feuillues est moins importante, avec quelques épis et quelques feuilles jaunes, les valeurs seront plus proches de 0,92 UFL/kgMS, 130 g/kgMS de PDIN et 100 g/kgMS de PDIE. « Attention toutefois à l’automne à rationner le pâturage du fait de la richesse de l’herbe en légumineuses et en eau. »

- © Infographie Réussir

Des économies en fourrages stockés et en concentrés


En se basant sur une production de 1,5 tMS/ha, approchons les économies de fourrages permises par une valorisation de l’herbe d’automne, ainsi que l’impact financier (voir tableau). Le calcul tient compte de l’économie de maïs ensilage, de foin, de tourteau de soja et de céréales.
« L’impact se montre d’autant plus important que le système est pâturant. Calculé sur la base d’une référence de 400 000 litres de lait, l’économie pour un système fourrager basé sur 30 ares d’herbe par vache se chiffre à 4200 €/an, soit 10 €/1000 l. » Techniquement, n’oublions pas que la valorisation de l’herbe d’automne améliore la qualité du pâturage de l’année suivante. Mais encore faut-il que la portance soit au rendez-vous, avec des chemins et des temps de pâturage adaptés.

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