Réussir lait 05 novembre 2016 à 08h00 | Par Franck Mechekour

Le croisement laitier peut s’avérer payant

Croiser ses Prim’Holstein avec des Montbéliardes puis des Rouges scandinaves ou des Normandes peut dans certaines situations augmenter le revenu entre 20 et 100 euros par vache et par an.

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Vache issue d'un croisement trois voies avec de la Montbéliarde. Le gain de revenu est d'autant plus élevé que les performances de repro et de santé du troupeau Holstein initial n'étaient pas très bonnes.
Vache issue d'un croisement trois voies avec de la Montbéliarde. Le gain de revenu est d'autant plus élevé que les performances de repro et de santé du troupeau Holstein initial n'étaient pas très bonnes. - © S. Tolédo

Encore très minoritaire en 2015 (1,5 % des IAP), le croisement de femelles avec des taureaux d’une autre race laitière se développe. « Il progresse beaucoup depuis dix ans », constate Pascale Le Mézec de l’Institut de l’élevage. Les stratégies et objectifs sont très variables d’un élevage à l’autre. Mais selon les simulations économiques réalisées par Charlotte Dezetter, dans le cadre de sa thèse (1), le croisement deux ou trois voies pratiqué sur des Prim’Holstein s’accompagne d’un gain de revenu d’autant plus élevé que « les performances de reproduction et de santé du troupeau Holstein initial n’étaient pas très bonnes ». Il varie aussi en fonction du prix du lait et du potentiel de production des vaches.

Plus de gains avec le croisement trois voies

« Cette étude montre qu’avec du croisement trois voies Prim’Holstein x Montbéliarde x Rouge scandinave ou Prim’Holstein x Montbéliarde x Normande, le gain de revenu moyen est compris entre 20 et 100 euros par vache et par an », rapporte Mickaël Brochard d’Umotest. Charlotte Dezetter a également montré que le croisement permet de réduire le nombre d’interventions (insémination, au vêlage, traitements) de 7 % par an. Les bénéfices sont un peu plus marqués avec le croisement trois voies par rapport au deux voies « parce qu’il permet d’entretenir l’effet d’hétérosis mais aussi la complémentarité entre les races », indique Mickaël Brochard. L’hétérosis et la complémentarité entre races ont un effet marqué sur la quantité de lait et de matière utile mais aussi sur la fertilité et la santé. Le croisement est d’autant plus intéressant que l’on raisonne le choix sur index des taureaux en fonction de ses objectifs.

(1) Les résultats de cette étude ont été présentés au Space.

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