Réussir lait 14 janvier 2011 à 16h24 | Par F. Mechekour

La génomique ne réduira pas les tarifs des IA

Insémination. Les coûts de schémas de sélection restant comparables, la baisse des tarifs des IA n’est pas d’actualité.

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Avec la sélection sur descendance, il fallait environ cinq à six ans pour connaître le potentiel génétique d’un taureau, et investir 40 000 euros par mâle testé. Aujourd’hui, génotyper un taureau coûte environ 200 euros et ses index sont calculés dès sa naissance avec une précision qui ne cesse de s’améliorer. Autant de bonnes raisons d’espérer une baisse du coût des inséminations. Mais cela ne sera pas le cas à moyen terme, selon Jean-Yves Dréau, responsable création génétique d’Amélis(1).

À cela, plusieurs raisons. Le nombre de génotypages d’animaux est élevé. « Nous avons réalisé 3000 génotypages en 2010 dans le cadre de notre programme Prim’Holstein, dont 1 000 pour les mâles et 2 000 pour les femelles. » À cela s’ajoutent le montant des contrats passés avec les éleveurs (Isy’Création), les aides à la transplantation embryonnaire, la poursuite du testage sur descendances pour les dernières séries de testage, la confirmation sur descendance pour les taureaux génomiques, un turn-over rapide des taureaux génomiques diffusés en élevage (10 000 inséminations maximum pour un taureau de la gamme Premium).

Les investissements dans la recherche de nouveaux caractères à indexer (résistance aux boiteries, efficacité alimentaire…) pèseront également dans le bilan financier. Au final, « le coût du schéma reste identique ».

Près de 40 % des inséminations avec des taureaux génomiques

Lors de la campagne 2009-2010, le groupe a réalisé près de 40 % de ses inséminations avec de la semence de taureaux issus de la sélection génomique, dont environ 25 % pour la gamme Profil ADN Premium (taureau connu individuellement) et 15 % pour la gamme Profil ADN Primeur (confirmation sur descendance). Autrement dit, « la sélection génomique n’est déjà plus une révolution mais un outil mis à la disposition des éleveurs pour accélérer le progrès génétique ».

(1) Intervention lors d’une journée organisée le 3 décembre par Amélis sur le thème de la sélection génomique.

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