Réussir lait 12 août 2016 à 08h00 | Par Emeline Bignon

L’ajout d’eau au pré a dégradé la fréquentation du robot

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La localisation des points d'eau, au pré ou au bâtiment, n'a pas joué sur la consommation d'eau des laitières.
La localisation des points d'eau, au pré ou au bâtiment, n'a pas joué sur la consommation d'eau des laitières. - © E. Bignon

La ferme expérimentale de Derval en Loire-Atlantique combine depuis 2009 robot de traite saturé (une stalle pour 72 vaches) et pâturage. La structure associe un système de circulation guidé inversé avec présélection (deux portes de tri) et un pâturage tournant simplifié. Vingt-huit hectares de prairies de RGA-TB divisés en trois parcelles sont accessibles aux vaches avec un seul chemin pour y accéder. D’habitude, il n’y a aucun point d’eau dans les parcelles pour favoriser le retour des laitières au bâtiment et donc la fréquentation du robot. La nuit, les vaches quittent la stabulation une à une après chaque traite et sont maintenues au pré de 21 à 8 heures. Le jour, elles peuvent aller et venir librement de la parcelle au bâtiment de 8 à 18 heures. Elles disposent de maïs ensilage à l’auge (5 à 12 kg MS/vache selon la pousse de l'herbe). Chaque jour à 18 heures, un vacher effectue systématiquement un retour du troupeau. « Ce système fonctionne bien, mais il est vrai que certaines vaches en fin de lactation, peuvent rester près de 21 heures sans boire », concède Bruno Le Danois de la ferme de Derval.

L’absence d’eau dans les parcelles améliore le retour des vaches à Derval

En 2015, la ferme a testé pendant un mois l’ajout d’eau au pâturage. « Chez nous, cette pratique a pénalisé la fréquentation du robot. De 10 à 17 heures, nous avons perdu en moyenne deux traites par heure, soit l’équivalent de 14 traites par jour. » L’augmentation de la fréquentation du robot après le retour forcé des vaches en bâtiment à 18 heures n’a pas permis de compenser le trou de fréquentation de milieu de journée. « Au final, la production a légèrement baissé avec la présence d’eau dans les parcelles, mais rien de dramatique (-1 kg/j/VL), précise Thomas Huneau, en charge de l’essai. Les productions se seraient peut être dégradées davantage si nous avions maintenu l’eau au pâturage plus longtemps. En revanche, un point négatif nous a fortement poussés à retirer l’eau des parcelles. Le soir, il y avait énormément de vaches en retard et nous passions beaucoup de temps pour les faire passer en priorité au robot. »

Notons aussi que les mesures réalisées avec des compteurs à eau n’ont pas montré de différence de consommation quelle que soit la localisation des points d’eau. Dans les deux cas, 68 litres d’eau ont été consommés par vache et par jour au total. Lorsque l’eau était présente dans les parcelles, 33 litres ont été consommés en bâtiment et 35 litres au pré.

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