Réussir lait 21 novembre 2016 à 08h00 | Par Christophe Reibel

L’aide demandée davantage en Allemagne du Nord

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Le volume moyen souscrit est trois fois plus élevé dans le Nord de l'Allemagne qu’au Sud du pays : 33 700 litres contre 11 000 l.
Le volume moyen souscrit est trois fois plus élevé dans le Nord de l'Allemagne qu’au Sud du pays : 33 700 litres contre 11 000 l. - © C. Reibel - archives

Près de 10 000 producteurs de lait allemands ont fait acte de candidature à la première tranche du programme européen d’aide à la réduction des livraisons. Pour la seconde période d'aide, de novembre 2016 à janvier 2017, 918 producteurs laitiers allemands ont déposé une demande. Les élevages qui ont l’intention de rester dans la filière n’en ont guère fait usage. Leur priorité reste de livrer le plus possible de lait afin de diluer leurs coûts fixes dans un contexte de remontée des prix de base de 20 à 30 €/1000 l en octobre. A contrario, les candidats au programme se recrutent en majorité parmi ceux qui avaient déjà pris la décision d’arrêter le lait, ou alors conscients qu’un problème sanitaire ou une qualité dégradée de leurs fourrages entraînerait de facto une baisse de leurs livraisons.

Les cessations pourraient atteindre 10 % dans le Nord

Pour la première période du programme, l’analyse des chiffres par bassin de production indique que la Basse-Saxe recueille presque autant de demandes que la Bavière (2134 (1) contre 2400). Sauf que le volume moyen souscrit est trois fois plus élevé dans le Nord qu’au Sud (33 700 contre 11 000 l). La Bavière, aux structures laitières modestes, s’attend ainsi à ce que son taux annuel d’arrêt passe de 4,5 à 6 %, mais en Basse-Saxe, où le cheptel moyen dépasse les 100 vaches, la proportion de cessations laitières pourrait bondir à 10 %. Les plus pessimistes avancent même le chiffre de 20 %. Dans l’Est du pays, les déclarations d’intention sont jugées importantes. La Saxe par exemple a enregistré 185 demandes (sur 950 exploitations) pour 15 Ml de litres. Des activités économiques plus dynamiques qu’en France permettent plus facilement aux éleveurs qui cessent d’exploiter sans avoir atteint l’âge de la retraite de trouver une alternative à l’élevage.

(1) Soit plus de 20 % des éleveurs.

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