Réussir lait 07 janvier 2019 à 08h00 | Par Annick Conté

L’abattage à la ferme et l’euthanasie ne sont pas des solutions !

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Depuis le 1er octobre 2018, il n'est plus possible de transporter à l’abattoir une vache équasillée ou un bovin avec une patte cassée s’il ne peut se mouvoir par lui-même.
Depuis le 1er octobre 2018, il n'est plus possible de transporter à l’abattoir une vache équasillée ou un bovin avec une patte cassée s’il ne peut se mouvoir par lui-même. - © Stéphane Leitenberger - archives

Bovins accidentés. Il n’est plus possible depuis le 1er octobre de transporter une vache équasillée à l’abattoir, ou un bovin avec une patte cassée s’il ne peut se mouvoir par lui-même. Suite à une inspection de l’Office alimentaire et vétérinaires de l’Union européenne, ayant relevé des « non-conformités majeures », l’administration française s’est vue contrainte d’appliquer strictement la réglementation européenne sur la non-transportabilité des animaux. Elle impose désormais d’abattre à la ferme (ou d’euthanasier) les bovins qui ne sont pas jugés aptes au transport. Ceci est matérialisé par deux CVI (certificat vétérinaire d’information), l’un pour les animaux légèrement blessés pouvant être transportés, l’autre pour les bovins abattus à la ferme acheminés vers un abattoir pour un examen sanitaire. Une alternative inacceptable pour les éleveurs. Non seulement l’abattage à la ferme n’est pas une solution en termes de bien-être animal, mais aucun abattoir n’accepte ces carcasses dans la chaîne de valorisation classique. Quant à l’euthanasie, elle représente une lourde perte économique. La solution proposée par la profession est la mise en place d’un transport encadré évitant toute douleur supplémentaire, une demande restée sans réponse.

Dévastateur en termes d’image

Les vétérinaires sont eux aussi opposés à l’abattage en urgence d’animaux accidentés à la ferme. « La diffusion de photos ou vidéos d’abattage d’urgence en ferme sera dévastatrice en termes d’image pour l’éleveur mais aussi pour le vétérinaire qui aura validé cette solution », souligne le SNVEL (syndicat des vétérinaires) dans la Dépêche vétérinaire. Il a demandé de l’interdire et de mettre en place un système d'assurance, ou au moins la prise en charge des frais d’euthanasie, demandes qui n’ont guère été davantage entendues par l’administration.

Voir aussi " Du nouveau sur le transport des animaux blessés et l'abqttage à la ferme ".

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