05 avril 2007 à 14h49 | Par Franck Mechekour

Insémination animale en 2005 - « L´État doit veiller au respect de la réglementation sanitaire »

Les enjeux de la sécurité sanitaire dans la filière insémination ont été au centre des débats, lors de l´assemblée générale de l´Unceia.

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Le monopole de zone d´activité dont bénéficiaient les centres d´insémination, depuis la loi sur l´élevage de 1966, a pris fin le 1er janvier 2007. Dans un contexte d´ouverture à la concurrence, la maîtrise du risque sanitaire devient pour les entreprises de sélection un élément majeur notamment pour faire la différence avec les concurrents français et étrangers qui ne respecteraient pas la réglementation. Les enjeux en termes de santé publique et de performance économique sont tels que ce thème a été au centre des débats organisés lors de l´assemblée générale de l´Unceia (Union nationale des coopératives d´élevage et d´insémination animale), qui s´est déroulée à Paris le 21 février dernier. « Les semences sont des véhicules potentiels de nombreux pathogènes », a rappelé Richard Goffette, du bureau santé animale de la DGAL. Le risque est insidieux parce que rien ne distingue une paillette d´un taureau malade de celle d´un taureau sain. L´insémination est un agent amplificateur potentiel (300 à 400 paillettes en moyenne par éjaculat de bovin), permettant à l´agent pathogène de s´exprimer à distance et « de manière diffuse dans le temps ».
Si le risque zéro n´existe pas, « il faut tout faire pour s´en approcher », a insisté Serge Paran, le président de l´Unceia. « Nous devons assurer l´utilisateur de semences que ces dernières ne transmettent pas de maladies car les répercutions économiques des crises sanitaires sont énormes. » L´Unceia a mis en avant les efforts consentis par la France dans ce domaine depuis une soixantaine d´années avec notamment la création du laboratoire national de contrôle des reproducteurs et une réglementation plus stricte que celle imposée par l´Europe. Aussi, dans son rapport d´orientation, Serge Paran a demandé avec insistance au ministère de l´Agriculture de faire respecter la réglementation sanitaire par tous les opérateurs. Les centres d´insémination « illégaux » étaient particulièrement visés. « Alors que nous nous préparons à cette ouverture des marchés, nous ne tolérons plus une concurrence déloyale. »

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