Réussir lait 26 avril 2007 à 14h07 | Par Annick Conté

Environnement/Recherche - Un premier état des lieux des consommations d´énergie en bâtiment

Les consommations de fioul et d´électricité ont été décortiquées dans une centaine de bâtiments, dont 54 laitiers.

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Améliorer l´efficacité énergétique avant de s´intéresser aux énergies renouvelables. Telle est la ligne de conduite de l´Ademe (Agence de l´environnement et de la maîtrise de l´énergie). Dans cette optique, celle-ci a financé une étude sur les consommations d´énergie en bâtiment bovin, présentée dans le cadre du Sima en mars dernier.
Elle repose sur des enquêtes dans 104 élevages, dont 54 élevages laitiers situés principalement en Bretagne, Pays de la Loire et Nord-Pas-de-Calais. Tous les types de bâtiment et de salle de traite y sont représentés avec une sur représentation des aires paillées intégrales. L´électricité sert essentiellement pour le bloc traite et le fonctionnement des bâtiments, avec une consommation électrique moyenne de 470 kWh/VL. Le tank en consomme à lui seul la moitié. Le fioul est consommé pour les soins aux animaux, en moyenne 1,9 litre par vache et par semaine. La distribution des fourrages arrive largement en tête (46 %), puis le paillage (18 %), le raclage (12 %) et le curage (9 %).

Du simple au triple
Au total, la consommation d´énergie en bâtiment laitier représente en moyenne 880 kWh/VL/an. Le coût énergétique se chiffre à 55 euros/VL/an soit 7,5 euros pour 1000 kg lait. Les consommations sont réparties à part égales entre électricité et fioul. Quarante pour cent des consommations ont lieu dans le bloc traite et 50 % sont liées à l´alimentation des animaux et à la gestion des déjections.
Mais les consommations sont très variables, selon le temps de stabulation et le degré de mécanisation et selon le type de salle de traite et son dimensionnement par rapport au troupeau.

Outil de diagnostic
Elles montent jusqu´à 140 euros/VL/an, avec des écarts allant du simple au triple ! Dans tous les cas, les auteurs(1) conseillent d´optimiser ce que l´on a avant d´investir.
A terme, l´étude devrait être étendue à 500 élevages bovins. L´objectif est de construire un outil de diagnostic conseil sur l´énergie en filières animales. Et d´étudier la pertinence des nouvelles techniques selon les systèmes.

Les leviers d´action
. Organiser les circuits
. Adapter la puissance de traction
. Régler les tracteurs
. Optimiser l´équipement
. Préférer les racleurs hydrauliques ou électriques
. Augmenter le pâturage

Réduire la consommation du bloc traite
. Des pratiques économes : réduire le volume d´eau chauffée, faciliter les déplacements, optimiser le temps de traite.
. Au niveau du bâtiment-matériel : isoler et aérer la laiterie, isoler les circuits et bacs de lavage, installer un pré-refroisdisseur et un récupérateur de chaleur.
. Des énergies renouvelables : chauffe-eau solaire, pompe à chaleur, chaudière à biomasse.

(1) Jean-Baptiste Dollé (Institut de l´élevage), Jacques Charlery (Chambre d´agriculture de Bretagne), Emmanuelle Souday (Chambre d´agriculture des Pays de la Loire). Rapport de synthèse disponible en avril sur les sites de l´Ademe et de ses partenaires.

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