Réussir lait 06 avril 2018 à 19h00 | Par Costie Pruilh

Dossier Où placer son bloc traite. Trois exemples

Suivant trois objectifs, voici des exemples d'agencement du bloc traite par rapport au reste du bâtiment.

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- © Réussir - Chambre d'agriculture Normandie

Si l’objectif est de faire de la conduite en lots

Pour le bien-être des vaches et des trayeurs, et l’économie d’équipement et d’eau. « Avec l’agrandissement des troupeaux, la taille des aires d’attente et des blocs traite est plus importante. Le coût d’investissement et d’entretien augmente, le temps d’astreinte pour traire et nettoyer s’allonge. Les animaux piétinent plus longtemps dans l’aire d’attente, ce qui est très préjudiciable à l’aggravation des boiteries. La conduite en lots apporte une réponse à ces inconvénients, et certains éleveurs ne la pratiquent que pour la traite », expose François Gervais, de l’Institut de l’élevage.

L’aire d’attente et la salle de traite sont moins grandes, ajustées à la taille du lot. « La contrainte, c’est qu’il ne faut pas être seul à la traite. À l’étranger, où cette conduite est plus courante, ils font des lots de 80 à 130 vaches. Une personne trait et une autre peut gérer les lots. Avec un temps de traite total long, ces personnes changent de rôle en cours de traite entre les lots. Cet allégement de l’astreinte de la traite demande une organisation du travail. Il faut aussi que la configuration du bâtiment s’y prête. »

Si l’objectif est d’éviter de passer par la stabulation

En système pâturant, le bloc traite se raisonne à part du reste du bâtiment, et il se positionne en fonction des accès aux pâtures. « Pour éviter de salir la stabulation en pleine période de pâturage, on prévoira de positionner la salle de traite à un endroit où les vaches pourront aller des prairies jusqu’en salle de traite, et vice versa, sans passer par la stabulation", indique Sylvain Kientz.

"Si on veut complémenter en période de pâturage, pour que les vaches n’entrent pas dans la zone de couchage après la traite, on prévoit une zone d’alimentation indépendante du couchage. »

LE CHIEN ÉLECTRIQUE avec des chaînes qui
font du bruit sur les séparations de logette
incite les vaches à sortir des logettes et à
avancer vers la salle de traite.
LE CHIEN ÉLECTRIQUE avec des chaînes qui font du bruit sur les séparations de logette incite les vaches à sortir des logettes et à avancer vers la salle de traite. - © E. Bignon

Si l’économie et le gain de place sont la priorité

L’aire d’attente est intégrée au couloir d’exercice. « Ce cas de figure est plutôt adapté à la salle de traite rotative, car les vaches entrent en file indienne dans le roto. L’avantage de cette configuration est l’optimisation du coût d’investissement en bâtiment mais aussi l’économie de nettoyage du sol, (lire page 24). Mais ce n’est pas toujours adapté à une conduite en lots car cela risque de perturber l’activité du lot où est située l’aire d’attente, soit au niveau de l’alimentation soit au niveau du couchage », indique François Gervais, de l’Institut de l’élevage.

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